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Reporterre va bien… avec vous !

17 mai 2014 / par La source



Enfin révélés, les secrets de l’équipe, du budget et de la vie de Reporterre !


On bosse, on bosse, et puis on oublie une partie de l’essentiel : vous dire bonjour, vous remercier de venir nous voir, vous raconter ce qui se passe derrière l’écran.

Et vous rappeler, aussi, que le seul magicien qui produit Reporterre tous les jours, c’est vous, votre attention, vos dons, votre aide. Vous inciter à aller jeter un peu plus qu’un oeil à ce lien qui vous explique combien il est simple de financer la liberté.

Oui, on aurait dû le raconter plus tôt, mais on a des excuses : un, on est une petite équipe, deux, l’essentiel, c’est d’apporter, tous les jours, des nouvelles fraîches sur la question écologique, des reportages, des interviews, des points de vue nouveaux, des solutions. Car il y a tant à faire, la situation est si grave, et l’univers des médias si obstinément en faveur de la croissance et du conservatisme que tous nos efforts sont mobilisés sur cette tâche prioritaire : faire vivre et grandir le quotidien de l’écologie, afin que s’entende cette autre voix qui peut changer le monde, la voix de ceux qui savent que la priorité des priorités, en ce début de millénaire, est de tisser un nouveau lien entre les humains et la biosphère.

N’empêche. Il faut trouver le temps de faire une pause, de se raconter un peu, de s’expliquer, aussi, et de répondre à vos questions légitimement curieuses et gentiment amicales.


- Olivier Mary, Philippe Desfilhes et Hervé Kempf -

0n vous avait déjà raconté notre départ, en septembre 2013, puis les bonnes nouvelles de notre navigation, en janvier dernier. Alors, depuis ?

Plus de dix mille visites par jour

Ca se passe bien : on est au rendez-vous tous les jours, et quand l’actualité l’exige, on tâche de la suivre dans la journée. Nous avons « sorti » des enquêtes exclusives et fortes, comme sur le trafic de pesticides, la stratégie de Monsanto sur le « marché » des abeilles, la contestation par les scientifiques du rapport biaisé de l’INRA sur l’agriculture biologique, nous avons raconté ce qui s’est vraiment passé à Nantes lors de la manifestation du 22 février, et avons montré, lors des élections municpales, quand tous les médias hurlaient avec le Front national, que les écologistes avaient obtenu de très bons résultats.

On a accompagné des luttes courageuses et souvent ignorées, comme à la Zad du Testet, contre l’Arena de Dunkerque ou le Decathlon de Saint Jean-de-Braye, et dans plein d’autres endroits où des citoyens tentent d’empêcher la destruction du monde – sans oublier, bien sûr, Notre Dame des Landes ou la bataille du gaz de schiste. Reporterre relaie aussi les débats de l’écologie dans les « tribunes ». Et quand l’ancien président Jimmy Carter vient en France parler du climat, il choisit Reporterre, avec le Huffington Post, pour porter son message. Et puis, enjeu crucial entre tous, nous sommes fiers de présenter tous les jours une expérience alternative, parce que, plus que jamais, il est indispensable de montrer et de rappeler qu’il y a… des solutions !

Cela, vous le savez, et vous êtes de plus en plus nombreux à consulter le quotidien de l’écologie : plus de dix mille visites par jour, maintenant !


- Barnabé Binctin et Elise Aubry -

Passionnée et professionnelle, l’équipe de Reporterre

On nous demande souvent : « Qui êtes-vous ? » et « Quel est votre modèle économique ? ». Voici les réponses.

Deux cercles animent Reporterre.

D’abord le bureau de l’association La Pile (Association pour la presse indépendante, libre et écologique). Cette association est la structure de soutien du site, sur les plans juridique et financier. Elle est resserrée, afin d’être pleinement opérationnelle. Son président est Olivier Mugler, par ailleurs directeur de la biocoop Canal Bio, un des plus importants supermarchés de produits bio de Paris. Hervé Kempf, journaliste et essayiste, est secrétaire de l’association. Les autres membres sont Pascale Solana, journaliste spécialisée en agriculture et produits bio, Barnabé Binctin, journaliste… à Reporterre, et Véronique Kempf, qui est éditrice.


- Olivier Mugler a la parole -

Ensuite, la rédaction. Elle est animée par Hervé, chômeur qui, dans le temps que lui laisse la recherche d’emploi, contribue à Reporterre. Il serait souhaitable que le site puisse un jour le payer. Barnabé Binctin est journaliste permanent depuis mars. Et d’autres journalistes contribuent régulièrement au quotidien sur une base rémunérée (les piges sont modestes, mais pas misérables) ; vous commencez à en connaître les signatures : Marie Astier, aussi journaliste radiophonique, Olivier Mary, spécialisé sur le climat et l’énergie, Andrea Barolini, un journaliste italien qui nous apporte son regard transalpin. Philippe Desfilhes, journaliste économique (et auteur pince-sans-rire d’un poisson d’avril auquel les plus sagaces se sont laissés prendre), Elisabeth Schneiter, qui fait une vigie américaine précieuse et suit attentivement le combat du traité transatlantique, et Christine Laurent (dont on ne présente plus la « Chronique du jardin sans pétrole ») contribuent par ailleurs bénévolement. Reporterre s’enrichit aussi de stagiaires enthousiastes et prometteuses, comme Lorène Lavocat ou Bénédicte Martin. Bon nombre de camarades accompagnent l’aventure et « pigent » plus ou moins régulièrement : en désordre, Isabelle Rimbert, Fabrice Nicolino, Marie-Paule Nougaret, Nicolas de La Casinière (à Nantes), Daniel Bordur (à Besançon), Didier Harpagès (à Dunkerque), Grégoire Souchay (à Toulouse), Sylvain Lapoix, et d’autres. Sans oublier une cheville ouvrière du site qui vous émerveille tous les matins, Joseph Kempf, qui relit d’un œil affûté les textes et choisit photos et images. Il est aussi musicien, et joue avec divers excellents groupes (Yepa, Tarace Boulba, etc.)


- Olivier Mugler, Elisabeth Schneiter, Marie Astier, et Philippe Desfilhes -

Reporterre échange par ailleurs des articles avec des médias amis, comme Silence, Nature et Progrès, Politis, L’Age de faire, Campagnes solidaires ou Le Ravi.

On est aussi aidé pour « communiquer » par Elise Aubry, de La Face B, à la joyeuse énergie. Une de ses recommandations : « Eh, les amis, n’oubliez pas de parler aux lecteurs de Reporterre !  ». Elle a diablement raison.

Ca doit coûter des sous, tout ça, non ?

Eh oui, même si on pratique la sobriété, il faut payer le travail – et il serait même nécessaire d’augmenter en nombre et en tarif les piges, et d’embaucher de nouveaux collaborateurs.

Voici comment s’établit en ce moment notre budget mensuel de 7 000 euros :

- Dépenses :

. salaires et piges : 81 %
. frais de gestion (reportages, comptabilité, Poste, papeterie, informatique) : 13 %
. location de bureau : 6 %.

- Recettes :

. dons : 36 %
. conférences et études : 37 %
. solde de trésorerie : 27 %.

Compte tenu du rythme des rentrées, des recettes attendues (dont une subvention d’une fondation alternative) et du solde de trésorerie, nous n’avons pas d’inquiétude à court terme. Mais l’économie actuelle du site devient trop faible au regard de son développement.

Vous allez peut-être demander : « Mais pourquoi ne pas faire payer l’accès à Reporterre ? ». Eh bien parce que nous pensons que l’écologie ne doit pas être cantonnée à ceux qui s’intéressent de façon active à elle. Il est vital d’étendre l’information sur ce sujet central. A notre avis, il faut que quelqu’un qui aura entendu parler d’un article par facebook, twitter (@Reporterre), courriel ou tout autre moyen puisse y accéder sans se heurter à la barrière de l’abonnement payant. Nous comprenons très bien le choix des médias amis qui ont cette démarche du payant. Mais nous sommes dans une logique différente, et nous pensons que le don, la participation libre et raisonnée à la liberté de l’information, le rapport non marchand sont possibles dans l’avenir que nous dessinons ensemble.

Un avenir sans publicité : pas d’écran bondissant, pas de video qui impose 45 secondes de réclame, pas de bandeau écrasant l’article. L’écologie doit aussi exister sur Internet, une sorte d’écologie mentale où l’esprit est libre d’une relation choisie avec l’information qui l’intéresse. Pas de publicité, donc, sur Reporterre. Le choix n’est pas définitif, mais c’est celui que nous avons fait pour l’instant. Il vous fait économiser de l’argent : car qui peut croire que la publicité est sans effet, et ne pousse pas à des achats ?

Oui, l’information libre a besoin de vous

Au total, Reporterre a besoin de ses lecteurs. Et des dons de ses lecteurs. Et là, c’est à vous de jouer. En continuant à nous lire bien sûr, en parlant de nous, merci, et aussi en envoyant un chèque, en passant par Paypal, en demandant notre RIB pour établir un virement.

Pour produire régulièrement et durablement de l’info de qualité, il nous faut dépasser le seuil de 50 % de dons en 2014. Nous avons tout simplement besoin de vous.

Comment soutenir Reporterre ?

De différentes manières :

- en réalisant un don par internet ou par chèque : c’est ici. Vous pouvez aisément établir un virement régulier.

- en parlant de Reporterre autour de vous, sur les réseaux sociaux, dans votre entourage ;

- en nous alertant sur de nouveaux sujets, alternatives locales, mobilisations citoyennes, en envoyant un email à : planete (at) reporterre.net

- et si vous avez des responsabilités dans un organisme ou une collectivité, en demandant à des journalistes du site une conférence facturée par La Pile, ou en commandant une étude à l’équipe du site, dont l’expertise sur les sujets d’environnement, avec plus de 5800 articles publiés et de nombreux dossiers, est de première classe.

D’avance, UN GRAND MERCI.




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Source : Reporterre.

Première mise en ligne le 29 avril 2014.

Photos : Bénédicte Martin.

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