Répression des militants écolos : 6 ONG portent plainte contre l’État
Les militants écologistes réprimés lors d'une action au siège d'Amundi, le 24 mai 2024. - X/Attac France
Les militants écologistes réprimés lors d'une action au siège d'Amundi, le 24 mai 2024. - X/Attac France
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Une « répression brutale » et « disproportionnée ». Six ONG ont porté plainte le 20 juin contre l’État français pour la répression subie par des militants écologistes lors de la mobilisation au siège d’Amundi, le 24 mai dernier à Paris. Michel Forst, rapporteur spécial des Nations unies (ONU) sur les défenseurs de l’environnement, a été saisi par Extinction Rebellion France, Bloom, Greenpeace France, Action Justice Climat Paris (ex-Alternatiba Paris), Scientifiques en rébellion et Attac France.
Le 24 mai dernier, environ 450 manifestants s’étaient rassemblés devant le siège d’Amundi, à l’occasion de l’assemblée générale de TotalEnergies, dont le gérant d’actifs est l’un des plus gros actionnaires. Ils dénonçaient les investissements persistants dans les énergies fossiles de l’entreprise dirigée par Patrick Pouyanné. Si l’ambiance se voulait initialement festive et non-violente, les manifestants ont été rapidement nassés par la police. De nombreux actes de violence de la part des autorités et des arrestations rapportées comme abusives ont été signalées par les activistes.
Les associations accusent la France de violer de plus en plus régulièrement des droits fondamentaux pourtant garantis par l’ONU. « Dans un contexte d’instabilité politique et de percée inédite de l’extrême droite, dont l’arrivée au pouvoir serait synonyme d’un recul délétère pour nos libertés, les organisations dénoncent une dérive autoritaire du gouvernement », rapporte dans un communiqué Bloom, une association œuvrant pour la protection des océans.