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Tafta, nucléaire, miel, cotons-tiges… L’édito des lecteurs

14 février 2017 / Les lecteurs de Reporterre



Voici, comme chaque mois, le courrier des lecteurs de Reporterre, une sélection des nombreux courriels que nous recevons tous les jours. Messages de soutien, réactions à des articles, coups de cœur, coups de gueule, témoignages… cette tribune mensuelle vous est ouverte. Merci de nous lire et de réagir !

Si vous souhaitez participer au courrier des lecteurs, n’hésitez pas à nous envoyer un courriel à planete (arobase) reporterre.net, en spécifiant [courrier des lecteurs] dans l’objet. À bientôt !


Un conte transatlantique

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2017. Bravo pour vos reportages. Je vous envoie une petite histoire que j’ai écrite pour rire un peu.

Ce matin, mon voisin arrive chez moi au pas de course pour m’annoncer que la Commission européenne, dont les membres ne sont pas élus, a voté le traité avec les Amériques. Il me dit c’est le Tafta, non, le Tafa, le Tara, non, c’est le Taratata. « C’est quoi, ce traité Taratata ? » je lui demande. Il me regarde, et me dit que cela vient du pays où les Rouges et les Noirs ont été esclaves, et où les visages blancs de Lune se prennent pour les fils du ciel et veulent gouverner la Terre.

Intrigué, j’ouvre le dictionnaire pour trouver le Taratata, car on trouve tout dans le dictionnaire. Trouvé ! Taratata exprime la défiance ou le mépris. Ce traité pourrait bien s’appeler Taratata, car il y a des gens qui ne nous aiment pas. À la réflexion, je pense que ce pourrait être vrai… Avec cette mondialisation qui veut nous uniformiser, nous couper de nos racines et nous faire porter une puce pour que nous devenions des robots… Oui, une puce ! Moi, les puces, je ne les aime pas… Je continue mes recherches, et je trouve enfin : Taratata, c’est le Traité américain de ratissage à action terrestre d’anéantissement. Eh bien, on est mal partis…

Je cours chez mon voisin pour lui faire part de ma trouvaille. Je pensais qu’il serait content, mais non : « Tu t’es fatigué pour rien, me répond-il. Ils ont changé le nom, il faisait trop peur aux gens. »

Claude Bergamelli


Face à la vague de froid, le nucléaire se révèle inadapté

Je réagis à votre article sur la vague de froid qui entraîne un pic de consommation électrique atteignant les limites de notre production.

Vous citez Damien Mathon [délégué général du syndicat des énergies renouvelables] qui prône le renouvellement des systèmes électriques mais pas l’isolation, du moins pas dans cet article.

Nous habitons à Embrun, dans les Hautes-Alpes. Le 1er octobre 2015, nous avons emménagé dans un logement social neuf (un T4 en duplex dans une maison) équipé d’une chaudière à gaz et d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC). Sur le papier, cela paraît correct. Or, ce bâtiment neuf est de classe énergie D. Les huisseries sont de très mauvaise qualité, l’isolation du plafond n’est assurée que par une petite couche de ouate de trente centimètres ; quant au garage, séparé de la pièce de vie par une porte en carton, il n’est pas isolé.

Je trouve dingue, au troisième millénaire, d’habiter dans un logement neuf traversé de courants d’air ! De mon expérience, ce n’est donc pas les solutions de chauffage qu’il faut mettre en avant, mais d’abord l’isolation du bâtiment !

Guillaume Lavaur


La vignette automobile, solution à la pollution atmosphérique

Christophe Magnet


Je suis un habitué du site Reporterre, mais j’essaye aussi d’être un peu critique. La question du nucléaire en France est, en général, très partisane, c’est-à-dire qu’elle se résume au bon militant antinucléaire contre le réactionnaire pronucléaire.

Je trouve votre site parfaitement orienté, et c’est normal. Mais peut-être pourriez-vous lancer un débat contradictoire et serein dans votre espace « Tribune » ? Ainsi, je suis peut-être passé au travers, mais il me semble ne jamais avoir lu chez vous d’entretien avec Jean-Marc Jancovici [ingénieur conseiller dans les domaines de l’énergie et du climat et pronucléaire]. Sa position se fonde sur un constat scientifique et a le mérite d’exposer clairement et objectivement les faits.

Merci pour l’attention que vous porterez à ce message,

AdaM


Le faux miel envahit les rayons des supermarchés

Chère Marie Astier,

Je suis un grand amateur de miels et je m’approvisionne, autant que faire se peut, chez les producteurs. Mais cela fait très longtemps que je n’ai pas trouvé un miel, un vrai, à cinq euros le kilo. Auriez-vous une adresse ? J’aimerais réduire ce poste important de mon budget, puisque j’en consomme plus de trois kilos par mois payés entre dix et dix-sept euros le kilo !

Je continue à bien apprécier les articles de Reporterre et profite de ce courriel pour vous souhaiter, à vous et à l’équipe, une très bonne année 2017, pleine de luttes — il en reste ! — et aussi pleine de victoires sur la bêtise, le mensonge, la corruption, etc. Et surtout, pleine de plaisir.

Brunault


Le canal Seine-Nord est un grand projet inutile

Le canal Seine-Nord est un grand projet inutile et imposé (GPII) particulièrement dangereux. Dangereux comme Notre-Dame-des-Landes, l’EPR, le TGV Lyon-Turin et tous les chantiers qui veulent nous imposer une vision productiviste du monde : croissance, vitesse, consommation. Dangereux aussi parce qu’il a la particularité d’être présenté par ses promoteurs comme écologique : un grand canal bon pour l’environnement, car il permettrait au transport fluvial de remplacer une noria de poids-lourds, nous dit-on. En nous cachant bien que ce mégacanal au tracé contesté est un massacre hydrographique, qu’il phagocyte le développement et l’entretien des voies navigables existantes et ne remet même pas en cause la construction de l’autoroute A1 bis.

Bref, ce projet qui n’a rien d’écologique est au contraire un véritable jeu de massacre environnemental. Les écologistes, lors de leur conseil fédéral d’avril 2014, se sont positionnés contre et continueront de le faire : à tous les GPII et à leur monde il existe des alternatives !

Annie Lahmer


Les cotons-tiges vont disparaître. Enfin, ceux en plastique

Je réagis vite fait à un titre d’article dans votre dernière lettre d’info : « Les cotons-tiges vont disparaître. Enfin, ceux en plastique. » Ben moi, je les utilise en version écolo (papier et coton bio), parce que, quand je me réveille et que j’enlève mes boules Quiès, mes oreilles sont toutes mouillées… Le coton-tige m’est donc plus utile qu’une tige de métal ou de bois !

Anne




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Lire aussi : L’édito politique des lecteurs : de Hamon « l’apparatchik » à Macron « l’arriviste »

Source : Courriels à Reporterre

- Dans le courrier des lecteurs, les auteurs expriment un point de vue propre, qui n’est pas nécessairement celui de la rédaction.
- Titre, chapô et inters sont de la rédaction.

Dessin : © Félix Blondel/Reporterre

Photos :
. dessin : Charmag
. isolation : EELV-Paca
. miel : Pixabay (CC0)
. péniche : Wikipedia (Remi Jouan/CC-BY-SA-2.5)
. cotons-tiges : © Red !/Reporterre

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