Températures extrêmes : l’année 2027 pourrait être « une année record »
Entre 2026 et 2030, le thermomètre de la planète promet de « se maintenir à des niveaux records », indique un rapport de l’Organisation météorologique mondiale. Ici dans une rue de Toulouse en mai 2026. - © Frédéric Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Entre 2026 et 2030, le thermomètre de la planète promet de « se maintenir à des niveaux records », indique un rapport de l’Organisation météorologique mondiale. Ici dans une rue de Toulouse en mai 2026. - © Frédéric Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Entre 2026 et 2030, le thermomètre de la planète promet de « se maintenir à des niveaux records ». Le 28 mai, a été dévoilé un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), synthétisant les prévisions climatiques de treize instituts différents pour les cinq années à venir.
Premier enseignement, les températures mondiales annuelles devraient se situer entre 1,3 °C et 1,9 °C au-dessus du niveau préindustriel (1850-1900). Le document établit à 91 % la probabilité que le fameux seuil de +1,5 °C soit franchi au moins sur l’une des années en question, et à 75 % que la moyenne des températures sur les cinq années dépasse ce seuil.
Autre statistique remarquable : il y a 86 % de probabilité qu’au moins un nouveau record annuel soit enregistré. Actuellement, c’est l’année 2024 qui occupe la première marche de ce funeste podium, avec une température 1,55 °C supérieure au niveau de référence préindustriel.
Principal auteur du rapport, Leon Hermanson a déclaré : « Un épisode El Niño est prévu pour la fin de 2026, ce qui accroît les chances que l’année suivante, 2027, devienne une année record. » En revanche, « il est extrêmement improbable (< 1 %) qu’une année quelconque dépasse les 2 °C de réchauffement au cours des cinq prochaines années », précise l’OMM.
La barre de 1,5 °C, fixée en 2015 par l’Accord de Paris, doit être franchie sur une période prolongée d’environ deux décennies pour être officiellement dépassée. Pour autant, fin octobre, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, a déclaré que « le dépassement [de ce seuil] est désormais inévitable ».