Traité international sur le plastique : des négociations infestées de lobbyistes
Pollution près d'un rivage en Albanie. 196 lobbyistes de l’industrie pétrolière et chimique se sont inscrits aux débats d’Ottawa. - Antoine Giret / Unsplash
Pollution près d'un rivage en Albanie. 196 lobbyistes de l’industrie pétrolière et chimique se sont inscrits aux débats d’Ottawa. - Antoine Giret / Unsplash
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La 4ᵉ session de négociations internationales (INC 4) pour parvenir à un traité contre la pollution plastique se déroule actuellement au Canada. Les 175 pays réunis à Ottawa ont jusqu’au 29 avril pour avancer sur une version du traité.
Le document provisoire de travail (zero draft), tel qu’il a été élaboré lors de la 3ᵉ session à Nairobi, ressemble pour l’heure surtout à un catalogue de toutes les options possibles sur lesquelles il va falloir trancher.
196 lobbyistes inscrits aux débats
Deux blocs s’opposent : d’un côté, celui de la Coalition de la haute ambition qui rassemble une cinquantaine de pays, dont la France, et des pays qui plaident pour un traité fort qui prendrait en compte l’ensemble de vie du plastique de l’extraction du pétrole jusqu’au traitement du déchet en fin de vie ; de l’autre, les pays pétroliers qui refusent que la production soit prise en compte.
Comme lors des deux précédentes sessions de négociations, les entreprises des énergies fossiles exercent encore un énorme lobbying. Cette fois, selon le Centre pour le droit international pour l’environnement (Ciel), 196 lobbyistes de l’industrie pétrolière et chimique se sont inscrits aux débats d’Ottawa contre "seulement" 143 représentants présents en novembre 2023 à Nairobi. « Cela représente plus de participants que l’ensemble de la délégation de l’UE, des scientifiques et des peuples autochtones », constate le Ciel.