Un méthanier à la dérive entraîne un « risque imminent et grave » de marée noire en Méditerranée
L'épave du méthanier russe « Arctic Metagaz » dérivant entre Malte et Lampedusa, le 15 mars 2026. - © Miguela Xuereb / Newsbook Malta / AFP
L'épave du méthanier russe « Arctic Metagaz » dérivant entre Malte et Lampedusa, le 15 mars 2026. - © Miguela Xuereb / Newsbook Malta / AFP
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Le méthanier russe Arctic Metagaz, touché le 3 mars par un drone, probablement sous-marin, présente un « risque imminent et grave » de catastrophe écologique majeure, selon les dirigeants italien, espagnol, maltais, grec et chypriote. Le navire de 277 m de long dérive sans son équipage et sans aucune signalisation à 50 milles nautiques (90 km) au sud-ouest de Malte.
Il transportait 450 tonnes de fioul lourd et 250 tonnes de gazole au moment de l’attaque, selon la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. Cela représente un volume 45 fois moindre qu’un pétrolier comme l’Erika.
L’ONG WWF redoute elle aussi une « pollution durable de l’eau et de l’atmosphère », si le fioul devait s’échapper dans la mer ou si le système de refroidissement qui maintient le gaz sous sa forme liquide (à -170 °C) tombait en panne. Cela entraînerait un risque d’explosion et de pollution de l’air. Les pays limitrophes ont réclamé, par écrit, l’intervention de l’Union européenne pour mettre à l’abri le navire avant qu’il ne coule.
L’Arctic Metagaz était parti de Russie pour rejoindre l’Égypte et fait partie de la flotte fantôme russe, utilisée pour contourner les sanctions sur le transport d’hydrocarbures. Moscou accuse l’Ukraine d’être à l’origine de cette attaque. Cette dernière n’a pas fait de déclaration.