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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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En bref — Notre-Dame-des-Landes

Un nouvel aéroport coûterait beaucoup plus cher que rénover celui de Nantes

Alors que le rapport des médiateurs sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit être remis demain mercredi 13 décembre au Premier ministre, Édouard Philippe, plusieurs annexes à ce rapport ont fuité dans les journaux régionaux Ouest France et Le Télégramme lundi soir. Les documents avaient été mis par erreur en ligne sur le site des médiateurs, avant d’être retirés.

Les annexes, consultables en ligne grâce à Ouest France sont :

Les documents montrent que les médiateurs ont sérieusement étudié l’option de l’agrandissement de l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique, en conservant l’hypothèse que Nantes accueillerait à terme 9 millions de passagers aériens et 80.000 mouvements d’avions.

De nouvelles expertises ont été demandées par les médiateurs, et elles évaluent le coût de cet agrandissement entre 415 et 545 millions d’euros. C’est environ deux fois moins que les chiffres qui avaient été annoncés par l’étude de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) dans une étude de 2013 (elle annonçait un coût de 825 millions d’euros). C’est également bien moins que le coût estimé de la réalisation du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui tout compris pourrait atteindre le milliard d’euros, voire trois à quatre milliards, selon les chiffres assemblés par le Canard enchaîné en 2008 (lire ici).

Par ailleurs, selon l’expertise retenue par les médiateurs, les travaux de réaménagement de l’aéroport demanderaient une fermeture de la piste « d’environ 9 semaines ». En 2013, l’étude de la DGAC avait retenu une durée de 3 à 6 mois.

Les médiateurs ont également commandé une étude comparative des empreintes carbone des deux options : construction de Notre-Dame-des-Landes ou réaménagement de Nantes-Atlantique. Cette dernière option, selon les calculs, émettrait moins de CO2. Mais la différence est minime, soulignent les auteurs de l’étude, car elle « est du même ordre de grandeur que l’incertitude inhérente au calcul d’empreinte carbone ».

Autre élément crucial dans le débat : la carte du bruit en cas d’extension de Nantes-Atlantique. Celles retenues par la médiation montrent un impact moindre que celui envisagé dans les précédentes études.

Reste à connaître l’intégralité du contenu du rapport, dévoilé demain mercredi matin. Le gouvernement ne se prononcera pas tout de suite, mais le Président de la République a promis une décision en janvier au plus tard.

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