Un paysan accusé de violences : il a lancé une bouse de vache lors d’une action

Durée de lecture : 2 minutes

17 septembre 2020



Une quinzaine de paysans du collectif Parias ont perturbé l’assemblée générale de l’association Oaba (Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir), samedi 12 septembre, afin de dénoncer son rôle dans « l’élimination de l’élevage en plein air » et la poursuite du système agricole intensif.

Les éleveurs ont ainsi demandé à lire un texte. « On demandait dix minutes, le micro a été coupé au bout de trois minutes », raconte un membre du collectif présent sur place. « Nous avons eu du mal à lire car le public a fortement réagi et nous a notamment traités de “paysans assassins”… »

Les paysans ont ensuite « embousé » le directeur général de l’association, Frédéric Freund. Les forces de l’ordre sont intervenues. Un des paysans a été retenu 24 heures en garde à vue, et accusé de violence avec « usage ou menace d’une arme », l’arme étant une bouse de vache.

« Nos éleveurs présents (…) défendent l’association », a répondu l’association Oaba sur Twitter, se félicitant du départ des paysans « sous les huées ». Elle a également porté plainte.



L’association Oaba dit agir pour la protection des animaux de ferme, et assiste notamment l’administration quand des animaux sont saisis chez des éleveurs, en récupérant les animaux. Mais le collectif Parias, qui accompagne plusieurs éleveurs ayant subi de telles saisies, dénonce une association « caution morale du système industriel et hygiéniste ». « Ils mettent les animaux dans ce qu’ils appellent des “fermes du bonheur”, mais nous avons pu constater dans au moins une que les animaux n’étaient pas bien traités », témoigne un membre de PARIAS. « Ils se constituent partie civile après les saisies et récupèrent des dommages et intérêts auprès des éleveurs. » Des éleveurs déjà souvent dans une situation financière critique.

Le collectif Parias demande notamment « la fin de l’élevage industriel » et « la fin de l’ingérence des associations animalistes dans les fermes ».





Lire aussi : En Loire-Atlantique, des éleveurs organisent l’abattage à la ferme


29 octobre 2020
En 2019, les rémunérations des fortunes françaises ont encore côtoyé les sommets
Lire sur reporterre.net
29 octobre 2020
L214 : nouveau scandale dans un élevage de 200.000 poules dans l’Oise
Lire sur reporterre.net
29 octobre 2020
Reconfinement : parcs, jardins et marchés restent ouverts
Lire sur reporterre.net
28 octobre 2020
Contrefeu ou coincidence ? L’Andra lance un podcast du même nom que la bédé critique « Cent mille ans »
Lire sur reporterre.net
28 octobre 2020
Les sénateurs ont voté en faveur du retour temporaire des néonicotinoïdes
Lire sur reporterre.net
27 octobre 2020
Les cinq décrocheurs de portraits d’Emmanuel Macron relaxés à Auch
Lire sur reporterre.net
27 octobre 2020
Les banques françaises investissent massivement dans des secteurs climaticides
Lire sur reporterre.net
27 octobre 2020
A Lyon, le squat accueillant des migrants a été expulsé
Lire sur reporterre.net
27 octobre 2020
Les sénateurs vont se prononcer sur les néonicotinoïdes
Lire sur reporterre.net
26 octobre 2020
L’Europe exporte trop de véhicules d’occasion polluants, selon l’ONU
Lire sur reporterre.net
26 octobre 2020
Les Chiliens votent en faveur d’une nouvelle Constitution
Lire sur reporterre.net
26 octobre 2020
Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires va entrer en vigueur
Lire sur reporterre.net
23 octobre 2020
Le Colorado ravagé par le plus grand incendie de son histoire
Lire sur reporterre.net
23 octobre 2020
Face au déclin du vivant, des scientifiques demandent aux dirigeants de prendre des engagements plus ambitieux
Lire sur reporterre.net
23 octobre 2020
Le Parlement européen veut mettre fin à la déforestation mondiale provoquée par l’UE
Lire sur reporterre.net




THEMATIQUE    Agriculture
28 octobre 2020
Le plus grand dépôt de méthane gelé au fond de l’Arctique commencerait à se libérer
Info
27 octobre 2020
La fermeture des frontières place les migrants à la merci du changement climatique
Info
27 octobre 2020
À La Réunion, mobilisation pour sauver le « Ti coin charmant », un riche jardin côtier
Tribune


Sur les mêmes thèmes       Agriculture