Victoire : l’autorisation d’exploitation de la centrale biomasse de Gardanne annulée
Le 27 mars, le Conseil d’État a annulé l’autorisation d’exploiter la centrale à biomasse de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône. - © Pierre Isnard-Dupuy/Reporterre
Le 27 mars, le Conseil d’État a annulé l’autorisation d’exploiter la centrale à biomasse de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône. - © Pierre Isnard-Dupuy/Reporterre
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Et une victoire pour les écologistes ! Le 27 mars, le Conseil d’État a annulé l’autorisation d’exploiter la centrale à biomasse de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône. La raison : les incidences environnementales susceptibles d’être provoquées et l’exploitation de la chaudière fonctionnant au bois n’ont pas été prises en compte au même titre que les incidences directes dans les études d’impacts.
En 2012, la préfecture des Bouches-du-Rhône avait autorisé la multinationale européenne Uniper, porteuse du projet à l’époque, à construire la plus grande centrale biomasse de France à Gardanne. Plusieurs associations, parmi lesquelles France Nature Environnement, avaient déposé un recours. Selon elles, Uniper aurait dû mesurer l’impact de ce projet sur les forêts locales. D’après le plan d’approvisionnement établi en 2011 , la centrale devrait utiliser entre 370 000 et 580 000 tonnes de bois originaire des forêts voisines chaque année.
La centrale pourrait continuer à tourner
En 2017 , le tribunal administratif avait donné raison aux associations environnementales. Mais en 2020 , la cour d’appel avait rendu à la centrale son autorisation d’exploitation. Cette décision a également été annulée par le Conseil d’État le 27 mars.
Pourtant, la centrale à biomasse pourrait continuer de tourner. « L’affaire n’est pas terminée, ça ne remet pas en cause l’exploitation », a assuré le propriétaire actuel du site, GazelEnergie, au site L’informé. La centrale pourrait en effet obtenir une habilitation provisoire en attendant de refaire l’étude d’impact et recevoir une nouvelle autorisation.