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En brefAlimentation

1 enfant sur 4 souffre de « pauvreté alimentaire sévère »

181 millions d’enfants sont concernés. (Photo d'illustration)

Le chiffre est alarmant : un quart des enfants de moins de 5 ans dans le monde (soit 27 %) vit dans une « pauvreté alimentaire sévère », selon une étude publiée le 6 juin par le Fonds des Nations unies pour l’enfance dans le monde (Unicef). 181 millions d’enfants sont ainsi concernés par cette situation qui renvoie à « l’incapacité de consommer, faute d’y avoir accès, les aliments nutritifs et diversifiés dont ils ont besoin pour grandir et se développer de manière optimale durant la petite enfance et par la suite ».

Au total, 4 enfants sur 5 subissant cette pauvreté alimentaire sévère ne consomment que 1 ou 2 groupes d’aliments (lait maternel, produits laitiers et/ou féculents). En outre, moins de 10 % d’entre eux mangent des fruits et légumes, et moins de 5 % ont accès à des œufs, du poisson, de la volaille ou de la viande rouge.

Le rapport souligne à quel point la situation est inégalitaire en fonction des pays : vingt États concentrent ainsi à eux seuls 65 % des 181 millions d’enfants touchés par cette pauvreté alimentaire sévère. L’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne sont particulièrement concernées, avec respectivement 64 millions et 59 millions d’enfants malnutris. L’Unicef note aussi la situation catastrophique dans la bande de Gaza, où, après « des mois d’hostilités [menées par Israël] et de restrictions de l’aide humanitaire », 9 enfants sur 10 sont en situation de pauvreté alimentaire sévère.

« Les effets conjugués de la multiplication des inégalités, des conflits et de la crise climatique ont engendré une hausse sans précédent du prix des denrées alimentaires et du coût de la vie », écrit l’Unicef. Plusieurs facteurs expliquent en effet cette situation exposant ces enfants à un risque 50 % plus élevé de souffrir d’émaciation (c’est-à-dire une forme potentiellement mortelle de malnutrition). Si dans la moitié des cas les difficultés économiques des familles sont en cause, l’accès à une alimentation nutritive et diversifiée est également entravé par les « chocs climatiques », notamment dans les zones rurales.

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