10 ans après l’Accord de Paris, les entreprises du CAC 40 ont fait peu de progrès
La raffinerie de Grandpuits, détenue par TotalEnergies. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Zwiadowca21
La raffinerie de Grandpuits, détenue par TotalEnergies. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Zwiadowca21
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Peut-on faire confiance aux grandes entreprises pour sauver le climat ? Non, si l’on en croit le rapport publié le 12 décembre par l’Observatoire des multinationales, à l’occasion du dixième anniversaire de l’Accord de Paris sur le climat. Dans ce document, le média en ligne dresse le bilan des progrès accomplis (ou non) par les groupes français du CAC 40 en matière de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Résultat : rares sont ceux ayant pris des mesures concrètes à la hauteur de leurs discours. Sur l’échantillon de douze entreprises du CAC 40, représentatives de différents secteurs d’activité — Airbus, ArcelorMittal, BNP Paribas, Carrefour, Danone, Engie, L’Oréal, LVMH, Michelin, Renault, Saint-Gobain et TotalEnergies —, la moitié des entreprises a vu ses émissions d’ensemble (directes et indirectes, c’est-à-dire au niveau de l’ensemble de la chaîne de valeur) augmenter ou stagner entre 2019 et 2024.
En revanche, grâce à la mise en œuvre de la directive européenne CSRD, aujourd’hui attaquée au niveau européen, les entreprises sont enfin plus transparentes sur leurs émissions indirectes.