142 000 hectares brûlés, 4 000 évacués : le Park Fire ravage la Californie
Le panache de fumée du Park Fire, vu depuis Chico, en Californie. - Frank Schulenburg / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
Le panache de fumée du Park Fire, vu depuis Chico, en Californie. - Frank Schulenburg / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
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Post Fire, Thompson Fire, Lake Fire, Park Fire… depuis le début le mois de juin, la Californie est ravagée par les flammes. Le dernier mégafeu, le Park Fire, d’origine criminelle, est toujours en cours, et a déjà dévoré 142 000 hectares en trois jours. Plus de 4 000 personnes ont dû être évacuées dans cette région asséchée par des vagues de chaleur.
D’autres États de l’ouest étasunien sont également touchés. Dans l’Oregon, l’incendie Durkee, qui s’est déclaré plus tôt ce mois-ci, a détruit près de 290 000 hectares. Dans l’Utah, il suffit de se rendre sur le site d’information public sur les feux de l’État pour s’apercevoir de l’ampleur des dégâts : cette année, 679 feux y ont enflammé plus de 43 000 hectares.
Des feux plus fréquents et plus intenses
Cet embrasement s’inscrit dans une hausse tendancielle des feux extrêmes. Selon un rapport publié dans la revue Nature Ecology & Evolution, leur fréquence a augmenté de 120 % en dix ans, et leur intensité se renforce. En France, c’est l’été 2022 qui est resté gravé dans les mémoires, avec plus de 70 000 hectares de forêt et végétation détruits, dont près de la moitié en Gironde et dans les Landes.
Si le changement climatique ne met pas lui-même le feu, il « lui procure des conditions favorables, avec des périodes de sécheresse beaucoup plus étendues qu’auparavant, et une végétation beaucoup plus vulnérable », expliquait Jean-Baptiste Filippi, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et membre du laboratoire Sciences pour l’environnement de l’université de Corse.