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En bref — Climat

2,3 milliards par an : le coût de l’adaptation au changement climatique en France

À la marche climat parisienne du 12 mars 2022.

2,3 milliards d’euros supplémentaires par an : voici ce que coûterait un ensemble de mesures immédiates, « incontournables et sans regret », pour s’adapter au changement climatique. Le chiffre a été calculé par l’Institut de l’économie pour le climat, dans un rapport paru jeudi 23 juin.

L’Institut a examiné onze domaines (sécurité civile, littoral, infrastructures de transport, bâtiment, etc.) dans lesquels il faut selon lui mettre en place immédiatement des mesures d’adaptation au changement climatique. Et il a calculé l’investissement en deniers publics nécessaire. De là découlent dix-huit mesures pouvant être financées facilement, dès la prochaine loi de finances. Il s’agit par exemple de donner plus de moyens à la lutte contre les incendies, à la prévention des inondations, d’embaucher au sein de l’État des personnels en charge de cette politique d’adaptation et de sa coordination, d’augmenter les moyens des Agences de l’eau qui coordonnent la gestion de l’eau en France, de financer les recherches sur la santé liée au risque climatique, aider les communes littorales et de montagne, etc.

Dix-huit mesures facilement financées, dès la prochaine loi de finance

Ces décisions peuvent être rapidement prises car il s’agit avant tout de « préparer, renforcer ou opérationnaliser des actions d’adaptation déjà prêtes », indique le rapport.

Par ailleurs, il souligne que ces mesures d’urgence seront insuffisantes. Il évoque « d’autres besoins dont le coût — potentiellement bien plus important — dépendra de choix politiques issus de débats à ouvrir rapidement ». « Les enjeux renvoient en effet à des questions aussi fondamentales que le niveau de risque que l’on est collectivement prêt à accepter lorsqu’un nouvel aménagement est décidé ; sur les activités ou les territoires que l’on souhaite protéger et ceux que l’on accepte de voir se transformer, sur les modèles agricoles ou touristiques que l’on souhaite privilégier ou encore sur le niveau de solidarité entre territoires plus ou moins exposés », explique-t-il.

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