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Déchets nucléaires

À Bure, le bois Lejuc est réoccupé

Le bois Lejuc, près de Bure (Meuse) est réoccupé depuis jeudi 18 juillet. C’est sous cette forêt, située sur la commune de Mandres-en-Barrois,que l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs compte enfouir les déchets de l’industrie nucléaire française : c’est le projet Cigéo.

« De nombreuses personnes ont réinvesti ce lieu au sol comme dans les arbres pour réaffirmer leur opposition au projet de centre d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, au nucléaire et à son monde, industriel, colonial, militaire, ont expliqué les opposants à la poubelle nucléaire dans un communiqué. Les forces policières qui occupaient jusque là ce lieu stratégique et protégeaient les intérêts de l’Andra ont été contraintes de quitter les lieux. »

Certains activistes ont grimpé dans les arbres, où des plateformes ont été construites. D’autres ont installé des barricades dans le bois, qui ont été détruites dans la soirée par les gendarmes. Vendredi 19 juillet au matin, selon les informations transmises via l’automédia Bureburebure.info, l’occupation continuait : « Il y a 40 flics au pied des arbres (...) avec des camions bâchés, un drone, des chiens et des motocross, pouvait-on lire à 10 h sur le site. Les flics contrôlent la forêt pour le moment mais n’ont pas commencé l’expulsion ».

Dans un communiqué publié jeudi 18 juillet en soirée, la préfecture de la Meuse a fait savoir qu’« une patrouille de l’Escadron de Gendarmerie mobile sectorisé à Bure a été violemment prise à partie par une quinzaine d’individus casqués et cagoulés.Les gendarmes ont subi des tirs de projectiles (billes d’acier et des cocktails molotov) ». Deux personnes ont été interpellées. Deux arrêtés préfectoraux ont été publiés, interdisant le port et transport de divers matériels autour de Bure, et interdisant la circulation de piétons et de véhicules autour du bois Lejuc.

Le bois a déjà été occupé à deux reprises auparavant, en juillet 2016 puis du 15 août 2016 au 22 février 2018, date à laquelle 500 gendarmes ont expulsé la forêt et détruit les habitations des occupantes.

« Sur place, la répression s’exprime par une présence policière quotidienne, des contrôles judiciaires, des interdictions de territoire, des perquisitions, et des peines de prison ferme et avec sursis, ont rappelé les opposants. Cette réoccupation se veut aussi une réponse à la répression de l’État, affirmant que l’opposition sur le terrain n’a pas été étouffée. » Les opposants ont lancé un appel à la convergence.

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