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En bref — Pollutions

À Lyon, les écoliers respirent un air trop pollué

À Lyon, Grenoble, Chambéry et Annecy, tous les établissements scolaires de la maternelle au lycée sont exposés à des concentrations dangereuses pour la santé. Ce résultat alarmant provient d’une étude de l’association Respire publiée mardi 25 janvier. Dans la ville de Lyon, les concentrations moyennes de particules fines (PM2,5) et de dioxyde d’azote (NO2) représentent plus du double des seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Outre ces grandes villes, l’association montre qu’entre 2015 et 2019, une majorité des 8 000 établissements scolaires de la Région Auvergne-Rhône-Alpes dépassaient les recommandations de l’OMS en matière de pollution aux particules fines et le dioxyde d’azote, les polluants les plus dangereux pour la santé. Malgré une baisse globale des niveaux de pollution durant cette période, 75 % des établissements restent concernés par des taux alarmants de PM2,5 et 63 % par le NO2.

« La lutte contre la pollution de l’air devra être une priorité pour l’élection présidentielle de 2022, a déclaré Tony Renucci, directeur général de Respire, dans un communiqué. Il y a urgence à agir, car le chemin est encore long en France pour avoir un air sain et protéger nos enfants. »

Lire aussi : Enfants et pollution de l’air : « Les plus aisés s’en sortiront, pas les pauvres »

Dans leur rapport De l’injustice sociale dans l’air : pauvreté des enfants et pollution de l’air, publié le jeudi 14 octobre, le Réseau Action Climat (RAC) et Unicef France montraient qu’en France, plus de 3 enfants sur 4 respirent un air pollué, en particulier à cause du trafic routier. Or, « leur jeune âge implique que leurs défenses naturelles sont moins développées, avec des barrières protectrices vis-à-vis de l’environnement plus perméables et un système immunitaire encore immature », disait alors à Reporterre Séverine Deguen, enseignante-chercheuse en biostatistiques et épidémiologie environnementale à l’EHESP, l’une des autrices du rapport.

Face à ce constat, l’association Respire a formulé plusieurs recommandations : la réduction du trafic routier aux abords des établissements scolaires, le renforcement des politiques de réduction des émissions de PM2,5 liées au chauffage urbain, aux activités agricoles et industrielles, ou encore la généralisation de l’installation et l’usage de capteurs de CONO2 et de purificateurs d’air dans les salles de classe.

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