À Paris, les sites des JO trop exposés à la pollution de l’air
La plupart des terrains de sport en plein air du Grand Paris dépassent les seuils fixés par l'OMS. - Flickr/CC BY-NC 2.0/Torsten Reimer
La plupart des terrains de sport en plein air du Grand Paris dépassent les seuils fixés par l'OMS. - Flickr/CC BY-NC 2.0/Torsten Reimer
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La quasi-totalité des terrains de sport en plein air du Grand Paris dépassent les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de qualité de l’air en 2023, selon une étude publiée le 16 juillet par Respire. L’association publie une carte interactive qui permet de visualiser la pollution de l’air aux abords des sites olympiques, et d’une centaine de terrains de sport du Grand Paris entre 2012 et 2023, ainsi que les niveaux de pollution en direct en 2024, heure par heure.
Le stade le plus pollué en 2023, le terrain de tennis Reims-Asnières, présente une concentration 4 fois supérieure à la recommandation de l’OMS en NO2 (dioxyde d’azote) et près de 3 fois supérieure à la recommandation de l’OMS en PM2,5 (particules fines de taille inférieure à 2,5 micromètres). La majorité des terrains les plus pollués de la capitale se situent à proximité du périphérique.
« Faire du sport en extérieur lorsqu’il y a de gros pics de pollution est dangereux pour la santé ! Or, cette réalité est encore trop méconnue par la population et nos dirigeants, qui continuent à construire de nouveaux complexes sportifs à proximité des gros axes routiers », dit Tony Renucci, directeur de l’association Respire, dans le communiqué qu’elle a publié.
On lit dans celui-ci que, du fait de l’augmentation de la fréquence respiratoire à l’effort, les sportifs en action inhalent 4 à 10 fois plus de polluants atmosphériques qu’au repos. Ainsi, les activités physiques pratiquées dans des lieux fortement exposés à la pollution de l’air augmentent le risque d’événements cardiovasculaires et d’épisodes inflammatoires.