À Toulouse, la manifestation des Gilets jaunes violente et centrée sur l’injustice sociale

Durée de lecture : 1 minute

2 décembre 2018

- Toulouse, correspondance

Convoquée à 14 heures samedi 1 décembre, la manifestation syndicale à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires a été rejointe par les Gilets jaunes mobilisés depuis le matin. Le cortège, composé de plusieurs milliers de personnes, n’a jamais vraiment pu s’élancer en raison des affrontements qui ont commencé dès la fin de matinée à proximité de la gare Matabiau. Des barricades ont été partiellement enflammées, au milieu d’une foule visiblement surprise de se retrouver là : jeunes, retraités, politisés ou non, et une majorité de personnes non identifiées et/ou vêtues de gilets jaunes, bien équipées pour résister aux gaz, certains applaudissant la présence des syndicalistes, quelques-uns les insultant.

L’essentiel des slogans portaient sur l’injustice sociale. La situation est rapidement devenue très confuse, de nombreux groupes de manifestants s’engageant dans toutes les directions pour éviter les gaz lacrymogènes, sans toutefois abandonner la manifestation. Les affrontements, très intenses, se sont alors propagés dans les rues autour du marché de la place Jeanne d’Arc, dépassant la police. Plusieurs personnes ont été blessées. Une partie du cortège, menée par des militants de la CGT, d’Act Up et de Lutte ouvrière, est passée sous une pluie de lacrymogènes et sur fond de détonations de grenades assourdissantes, mais l’essentiel est resté en arrière pour affronter la police jusqu’en début de soirée. Avec « Macron démission », « il faut qu’il y ait de la violence pour qu’on nous entende » a été la phrase la plus entendue au cours de la manifestation toulousaine de ce samedi.

  • Source : Vladimir Slonska-Malvaud pour Reporterre


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