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En brefJO 2030

À l’ONU, les anti-JO sortent les violoncelles

Les anti-JO et le député LFI Jean-François Coulomme devant les Nations unies à Genève, le 18 novembre 2025.

Un air d’Offenbach pour dénoncer l’organisation des Jeux olympiques (JO) 2030 en France. Le 18 novembre, face à l’entrée des Nations unies à Genève, Delphine Larat, juriste et cofondatrice du collectif citoyen JOP 2030, a sorti son violoncelle en compagnie du député La France insoumis Jean-François Coulomme.

Le public était composé d’une cinquantaine de militants contre les JO 2030, venus à Genève pour être entendus par le comité du respect de la Convention d’Aarhus. Un texte ratifié par la France en 2002 qui impose aux États l’obligation d’informer ses citoyennes et citoyennes dans les décisions en matière d’environnement.

Or, selon les opposants aux JO, la France n’a pas respecté ces dispositions pour l’organisation des JO 2030, prévus dans les Alpes. « Nous avons deux griefs. Premièrement, l’absence de diffusion concernant les informations environnementales relatives aux Jeux olympiques 2030. De nombreux rapports à ce sujet n’ont pas été publiés, explique à Reporterre Jérôme Graefe, avocat du collectif. La seconde violation, c’est l’absence de mise en œuvre d’une procédure de participation du public au début des procédures, soit avant la signature du contrat olympique qui engage contractuellement la France à réaliser les Jeux. »

Lors de cette première audience, le comité de la Convention d’Aarhus va juger la recevabilité de la procédure. Si c’est le cas, l’État français devra répondre sur le fond de l’ensemble des arguments des opposants. « Cela obligera l’État à plus de transparence concernant le respect de ses obligations issues de la Convention d’Aarhus », poursuit l’avocat.

À terme, cette Convention pourrait émettre des recommandations à la France, une procédure qui pourrait durer 4 à 5 ans. Les JO seront peut-être terminés. Le combat des anti-JO est donc très symbolique. « C’est la première fois que des citoyens sont entendus à ce sujet, estime Delphine Larat. Jusqu’à présent, le CIO refuse toute demande de rendez-vous. La dernière fois que nous avons voulu les voir, ils se sont barricadés dans leurs bureaux. » Pour Jérôme Graefe, « la démocratie environnementale ne doit pas être suspendue au nom des Jeux olympiques ».

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