Les JO d’hiver de Milan-Cortina vont accélérer la fonte de la neige et des glaciers
Les médailles de JO d'hiver 2026. - Federigo Federighi / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
Les médailles de JO d'hiver 2026. - Federigo Federighi / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
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C’est ce qu’il s’appelle scier la branche sur laquelle on est assis. À moins de trois semaines des Jeux olympiques d’hiver, un rapport publié le 18 janvier montre que la compétition risque d’accélérer la fonte de la neige et des glaciers de montagne.
D’après les deux organisations autrices — Scientists for Global Responsibility et le New Weather Institute — les Jeux d’hiver de 2026 à Milan-Cortina devraient générer environ 930 000 tonnes d’émissions d’équivalent CO₂, entraînant la disparition estimée de 2,3 km² de couverture neigeuse et la fonte de plus de 14 millions de tonnes de glace glaciaire.
Des sponsors très polluants
Le rapport souligne également le poids des partenariats commerciaux : trois accords de sponsoring avec des entreprises fortement émettrices — le pétrolier Eni, le constructeur automobile Stellantis et la compagnie aérienne ITA Airways — pourraient à eux seuls provoquer environ 1,3 million de tonnes supplémentaires d’équivalent CO₂ équivalent, soit 40 % de plus que l’empreinte directe des Jeux.
Au total, l’événement et ses contrats de sponsoring entraîneraient une perte d’environ 5,5 km² de neige et la fonte de plus de 34 millions de tonnes de glace, concluent les auteurs. Les auteurs appellent donc les organisateurs des Jeux olympiques à renoncer aux partenariats avec des entreprises polluantes.
Au-delà du poids climatique, plusieurs chantiers — piste de bobsleigh, retenue d’eau, projets routiers — sont lourdement critiqués par des associations et des habitants. Quatre ans avant les JO d’hiver 2030 en France, l’Italie était pourtant censée montrer l’exemple, avec des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver promus comme les plus écolos de l’histoire.