Accord Mercosur : Emmanuel Macron contredit le ministre de l’Agriculture
Durée de lecture : 1 minute
L’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) ont annoncé vendredi 28 juin s’être entendus sur un vaste traité de libre-échange, qu’ils négociaient depuis 20 ans. Ce traité est contesté notamment par les écologistes et par les paysans, parce qu’il devrait stimuler l’agro-industrie brésilienne qui détruit la forêt amazonienne, pour exporter du soja et de la viande, ruinant la paysannerie européenne.
Selon le journaliste de l’AFP à Bruxelles, Clément Zampa, Emmanuel Macron a déclaré : « Cet accord est bon à ce stade, il va dans la bonne direction mais nous serons très vigilants. » Contredisant le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, qui a déclaré au Sénat le 16 mai dernier : « La position de la France est claire. Elle est opposée à la signature de l’accord du Mercosur voulu par la commission actuelle, parce qu’il ne correspond pas au standard voulu par la France. » Le ministre a détaillé les raisons pour lesquelles ce traité n’est pas acceptable par le pays : il se ferait « au détriment de notre agriculture », « il se fera au détriment de nos standards sanitaires », « au détriment de nos standards alimentaires », « au détriment de l’Accord de Paris et de nos critères environnementaux ». Concluant : « La France votera contre si la question se pose ».