Journal indépendant, en accès libre pour tous, sans publicité ni actionnaire, financé par les dons de ses lecteurs
Recevoir la lettre d'info

En bref — Libertés

Amnesty lance sa campagne annuelle pour les droits humains

Du 3 au 12 décembre, se tiendra « le plus grand événement mondial en faveur des droits humains », annonce l’ONG Amnesty International. Cette campagne est menée chaque année depuis 20 ans. Elle a pour but de recueillir des millions de messages de soutien à travers le monde pour des personnes incarcérées ou menacées en raison de leur engagement pour les droits humains. Cette campagne permet de faire pression sur les gouvernements « responsables de ces injustices » et de soutenir le travail de l’ONG pour défendre ces personnes.

Chaque année, dix personnes sont mises en avant. Amnesty International a dévoilé ce lundi 29 novembre qui seraient les défenseurs des droits humains soutenus cette année. Parmi elles et eux, la Mexicaine Wendy Galarza, blessée à balles réelles par la police lors d’une manifestation de défense des droits des femmes ; l’avocat égyptien Mohamed El-Baqer, qui luttait contre les arrestations et détentions arbitraires et à son tour emprisonné ; Janna Jihad, une adolescente de 15 ans, journaliste, qui dénonce les violations des droits humains commises par l’armée israélienne ; ou encore la Chinoise Zhang Zan, qui a tenté d’informer de façon indépendante sur la crise sanitaire à Wuhan au début de la pandémie de Covid-19 avant d’être emprisonnée et torturée.

Le Guatémaltèque Bernardo Caal Xol incarne les défenseurs de l’environnement. Il appartient au peuple maya Q’eqchi du centre-nord du Guatemala. Il s’est battu depuis 2015 contre un barrage censé alimenter deux centrales électriques sur le fleuve Cahabón, sacré pour sa communauté. Plusieurs recours juridiques lui ont permis d’obtenir, que « la Cour constitutionnelle reconnai[sse] que le droit des communautés autochtones à la consultation préalable, libre et éclairée a été bafoué », explique Amnesty. Cela n’a pas empêché sa condamnation à sept ans de prison, sur la base de « diverses accusations sans fondement », poursuit l’ONG.

📨 S’abonner gratuitement aux lettres d’info

Abonnez-vous en moins d'une minute pour recevoir gratuitement par e-mail, au choix tous les jours ou toutes les semaines, une sélection des articles publiés par Reporterre.

S’abonner
Fermer Précedent Suivant

legende