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En bref — Présidentielle

Anasse Kazib, candidat révolutionnaire à la présidentielle, est convoqué par la police

Anasse Kazib à Paris, le 7 janvier 2022.

Actualisation - Jeudi 3 mars 2022 - Convoqué par la police, Anasse Kazib s’est rendu au commissariat du 5e arrondissement de Paris, jeudi 3 mars. Un rassemblement de soutien était organisé au même moment devant le commissariat. « On a gardé le silence, on n’a rien dit », a déclaré le candidat de Révolution permanente, à sa sortie de l’établissement. Et de poursuivre : « On a vu le malaise du major, [qui nous a dit qu’il] n’a jamais vu ça. » Absent des articles de journaux et des plateaux de télévision, empêché d’ouvrir un compte bancaire, et maintenant convoqué par la police, Anasse Kazib estime que sa candidature est entravée d’obstacles. « On est face à tout le poids d’un système, a-t-il poursuivi. Ça ne fait que renforcer notre détermination. » Il est convoqué le 18 mai prochain devant le procureur de la République. « Le parquet de Paris s’acharne », a-t-il commenté. Il a jusqu’au 4 mars à 18 heures pour rassembler les 500 signatures nécessaires à sa candidature officielle. Il n’en a pour le moment que 149.



Anasse Kazib, candidat à l’élection présidentielle (Révolution permanente), a annoncé le 19 février sur son compte Twitter qu’il était convoqué le 3 mars prochain au commissariat du 5e arrondissement de Paris. Selon Mediapart, il est soupçonné d’avoir « commis ou tenté de commettre l’infraction d’une manifestation sur la voie publique ».

Les faits qui lui sont reprochés remontent au 9 février. Anasse Kazib était alors invité par l’université de la Sorbonne pour venir présenter son programme aux étudiants. Sa venue était critiquée par le groupuscule d’extrême droite Les Natifs (composé d’anciens membres de Génération identitaire, dissous par le ministère de l’Intérieur en mars 2021). Faute de place suffisante pour accueillir les étudiants, et craignant des échauffourées, Anasse Kazib avait finalement tenu un meeting improvisé à l’extérieur du bâtiment, place du Panthéon. Environ 300 personnes étaient présentes.

D’après Anasse Kazib, le procureur se serait autosaisi pour enquêter sur ce rassemblement. « Ce ne sont pas les groupes identitaires qui ont menacé la conférence d’un candidat à la présidentielle qui [l’a] inquiété [...], non, c’est le fait qu’il y ait eu des centaines de personnes qui soient venues en soutien à cette conférence de la Sorbonne », a-t-il déploré dans une vidéo diffusée sur Twitter.

Le candidat de Révolution permanente a dénoncé une « cabale » à son encontre. Il a également reproché aux médias de l’invisibiliser, comparé à d’autres candidats, notamment d’extrême droite. À l’heure actuelle, Anasse Kazib a recueilli une centaine de parrainages, sur les 500 signatures (à trouver avant le 4 mars) nécessaires pour se présenter officiellement.

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