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Arracher la tête d’animaux morts : une « tradition écœurante »

Le jeu du « cou de l’oie » consiste à arracher la tête de plusieurs animaux tués pour l’occasion, tout en étant perché sur un cheval.

« Horrifique, scandaleuse » : l’association de défense animale One Voice ne cache pas sa colère. En cause : le jeu du « cou de l’oie », qui se tient chaque année à Saint-Bonnet-près-Riom, dans le Puy-de-Dôme, au mois de septembre.

Qu’est-ce que ce « cou de l’oie » ? Lors de la fête patronale de Saint-Bonnet-près-Riom, perchés sur des chevaux, des jeunes de 18 ans doivent arracher la tête de plusieurs animaux (poules, oies, lapins) tués pour l’occasion, accrochés par les pattes à une corde et suspendus en hauteur. Censée dater de la Révolution française, cette pratique existe également dans d’autres localités du Massif central.

L’an dernier, One Voice avait publié une vidéo montrant « cette tradition écœurante » et demandé l’interdiction de cette pratique. En dépit de la polémique, la mairie et le comité des fêtes ont décidé de maintenir le « cou de l’oie » pour les festivités prévues du 20 au 23 septembre 2024. Interrogé par le journal La Montagne, le maire s’est justifié : « On a beaucoup écouté les jeunes, leurs parents, le comité des fêtes… Tout le monde est très attaché à cette tradition. Ils y tiennent énormément », a affirmé Denis Rougeyron.

« Nous n’avons rien contre les festivités, écrit One Voice dans un communiqué. Mais un événement convivial justifie-t-il de mettre à mort des animaux et de mutiler leurs corps ? Notre société a-t-elle besoin de faire entrer davantage de jeunes dans l’âge adulte en leur inculquant la violence et en cultivant en eux, comme une vertu, l’absence d’empathie ? » L’association a annoncé avoir saisi le tribunal de Clermont-Ferrand.

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