8 000 infarctus, 4 000 cancers... Le coût exhorbitant de la pollution de l’air
« L’exposition à la pollution atmosphérique constitue un fardeau important » pour les Français conclut l’étude. - © P.O Chaput / Reporterre
« L’exposition à la pollution atmosphérique constitue un fardeau important » pour les Français conclut l’étude. - © P.O Chaput / Reporterre
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Asthme, accident vasculaire cérébral, diabète… Dans une vaste étude menée pour la première fois sur le territoire national, l’agence Santé publique France (SPF) s’est penchée sur les maladies — graves voire fatales — causées par la pollution de l’air.
L’étude a ainsi chiffré précisément les conséquences de la pollution. Chaque année, elle serait responsable de 40 000 nouveaux cas d’asthme chez l’enfant. Côté adulte, d’après la lecture attentive de notre consœur de Libération, elle serait à l’origine de 8 000 infarctus aigus du myocarde chez les 30 ans et plus, de 10 000 accidents vasculaires cérébraux et de 4 000 cancers du poumon chez les 35 ans et plus, de 78 000 nouveaux cas d’hypertension artérielle chez les 18 ans et plus et de presque 15 000 nouveaux cas de diabète de type 2 chez les 45 ans et plus.
Un coût pour la collectivité
« L’exposition à la pollution atmosphérique constitue un fardeau important » pour les Français conclut l’étude, qui s’inscrit dans la longue liste des alertes scientifiques quant aux méfaits des particules fines — responsables chaque année de 40 000 décès en France.
Un fardeau sanitaire mais également économique, a quantifié Santé publique France : « Cet impact est estimé à 12,9 milliards d’euros en lien avec les PM2,5, soit presque 200 euros par an et par habitant, et à 3,8 milliards d’euros pour le NO2, soit 59 euros par an et par habitant » Ces particules proviennent majoritairement du trafic routier, du chauffage au bois et des activités de chantier.
L’État a donc tout intérêt à s’attaquer à ce problème majeur – d’autant plus que nous risquons une lourde amende au niveau européen pour sanctionner notre inaction.
L’étude montre ainsi que la réduction des concentrations en particules fines « à des niveaux équivalents aux valeurs guides de l’Organisation mondiale de la santé » permettrait d’empêcher entre 50 % et 75 % des cas de maladies respiratoires ou cardiovasculaires étudiées. Notamment, cela permettrait d’éviter presque 30 000 nouveaux cas d’asthme chez l’enfant de 0 à 17 ans.