Au Laos, des oursons noirs d’Asie sauvés des griffes de trafiquants
Les ours noirs sont capturés et enfermés pour que les trafiquants prélèvent et vendent leur bile à prix fort. - CC BY 2.0 / shankar s. / Flickr via Wikimedia Commons
Les ours noirs sont capturés et enfermés pour que les trafiquants prélèvent et vendent leur bile à prix fort. - CC BY 2.0 / shankar s. / Flickr via Wikimedia Commons
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Seize oursons noirs d’Asie, victimes de trafic, ont été secourus au Laos le 19 mars dernier, a annoncé l’association Free the bears dans un tweet publié le 23 mars. Au total, dix-sept oursons — dont un était décédé — ont été découverts dans une maison de la capitale Vientiane, relate France Info avec l’AFP. Âgés de deux à quatre mois, ils pesaient de 1,3 à 4 kg.
Emprisonnés pour leur bile
« Des petits de cette taille sont extrêmement vulnérables. Dans la nature, leurs mères ne les quitteraient jamais. Nous pensons qu’elles ont été tuées par des braconniers », a déclaré un responsable de l’ONG, dont le siège se situe en Australie. Les oursons ont été placés dans un refuge et un Laotien en garde à vue.
L’ours noir d’Asie figure sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Mais il est victime de trafic. « En Asie, en particulier en Chine, des milliers d’ours sont immobilisés dans d’étroites cages, l’abdomen perforé par un cathéter ou une fistule reliés à leur vésicule biliaire afin de leur prélever de la bile », explique France Info. Cette bile est revendue à prix d’or pour ses soi-disant qualités thérapeutiques. Une pratique pourtant interdite au Laos.