Automobile : l’Union européenne assouplit l’objectif « zéro émission »
Bruxelles maintient l’objectif de zéro émission pour les voitures neuves en 2035, mais avec des « flexibilités ». - Pxhere
Bruxelles maintient l’objectif de zéro émission pour les voitures neuves en 2035, mais avec des « flexibilités ». - Pxhere
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Face à une industrie automobile « en danger de mort » — selon le vice-président de la Commission Stéphane Séjourné, dans un entretien à l’AFP — la Commission européenne a présenté le mercredi 5 mars un plan pour relancer le secteur. Objectif : contrer la concurrence chinoise et accompagner la transition vers l’électrique. Parmi les mesures phares : des quotas de véhicules électriques pour les flottes d’entreprises, des incitations fiscales harmonisées et obligation d’intégrer des composants européens dans les voitures vendues en Union européenne. L’UE veut aussi accélérer le déploiement des bornes de recharge.
Bruxelles maintient l’objectif de zéro émission pour les voitures neuves en 2035, mais avec des « flexibilités ». Pour éviter de pénaliser les constructeurs en retard, la Commission européenne leur accorde deux ans supplémentaires pour respecter les objectifs de CO2, en lissant les émissions sur trois ans (2025-2027). Une décision justifiée par Stéphane Séjourné au nom du « bon sens », mais critiquée par l’ONG Transport & Environnement (T&E), qui y voit un frein à l’électrification.
Selon T&E, cet assouplissement pourrait entraîner la vente de 880 000 voitures électriques de moins d’ici 2027 et retarder l’arrivée de modèles abordables. « Cette concession faite à l’industrie automobile doit être la dernière », alerte Diane Strauss, directrice de T&E France, appelant Bruxelles à ne pas céder sur les objectifs 2030 et 2035. L’ONG réclame un soutien plus ambitieux à la production de batteries en Europe pour éviter un décrochage face à la Chine et aux États-Unis.