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En brefQuotidien

Black Friday : des ONG dénoncent l’exploitation des ouvrières du textile

Des ouvrières du textile dans une usine à Tongi, commune du Bangladesh, le 6 juillet 2025.

À la veille des folles promotions du Black Friday dans le secteur des vêtements, plusieurs organisations dénoncent les conditions dramatiques dans lesquelles continuent de travailler les ouvriers, et surtout les ouvrières du textile, majoritaires dans ces usines.

Amnesty International publie le 27 novembre un rapport sur l’absence de liberté syndicale dans quatre pays poids lourds de la confection de l’habillement : Bangladesh, Inde, Pakistan et Sri Lanka.

Aucune liberté syndicale

Les ouvrières et ouvriers interrogés ont déclaré qu’ils n’adhéraient pas à des syndicats par crainte de répercussions. Tous les syndicalistes ont décrit « un climat de peur » : les contremaîtres et directeurs d’usine harcèlent, licencient et menacent fréquemment les ouvrières et ouvriers au motif qu’ils fondent un syndicat ou en font partie, en violation flagrante de leur droit à la liberté d’association.

Amnesty publie un second rapport dans lequel elle épingle les marques ayant refusé de s’exprimer sur les mesures mises en place pour garantir, notamment, les droits humains et la liberté syndicale chez leurs fournisseurs. C’est le cas de Boohoo, H&M, Desigual, Next et Gap.

« Il s’agit d’une mise en accusation de l’ensemble du modèle économique de l’industrie de l’habillement, qui sacrifie les droits des travailleurseuses […] sur l’autel de sa quête incessante de profits pour les actionnaires d’entreprises de la mode majoritairement occidentales », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, dans un communiqué.

Expositions quotidiennes à des solvants toxiques

La coalition Stop fast fashion dénonce, elle aussi, les conditions de travail des ouvrières des usines de textile, notamment chez les fournisseurs de la très décriée marque Shein. Elle s’appuie entre autres sur le rapport d’Action Aid France publié en août dernier. Le constat général est sombre : des journées de travail pouvant dépasser 15 heures dans certains ateliers, des cadences imposées par le travail au rendement, des expositions quotidiennes à des solvants toxiques... Le tout pour « des salaires dérisoires, parfois inférieurs de moitié au salaire vital », écrit la coalition.

Dans un communiqué, elle appelle à l’adoption de la loi contre la fast-fashion, toujours en attente d’adoption, « dans sa version ambitieuse ».

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