Bruno Le Maire annonce 10 milliards d’euros d’économies : l’écologie première victime
Pour Bruno Le Maire, l'austérité est « la voie du courage ». - CC BY 2.0 / Dean Calma / IAEA Opening
Pour Bruno Le Maire, l'austérité est « la voie du courage ». - CC BY 2.0 / Dean Calma / IAEA Opening
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Le budget de l’État va être amputé de 10 milliards d’euros supplémentaires. C’est ce qu’a annoncé dimanche 18 février Bruno Le Maire au journal de 20 h de TF1. Le ministre de l’Économie a indiqué avoir révisé à la baisse la prévision de croissance de la France pour 2024, estimée à 1 % du PIB contre 1,4 % jusqu’ici, justifiant par ces chiffres le besoin d’économies supplémentaires.
Parmi les mesures annoncées, l’écologie paye le prix fort : l’aide à la rénovation énergétique, MaPrimeRenov’, perd un milliard d’euros de financement. Le « Fonds vert », destiné à accélérer la transition écologique des territoires, est également diminué de 400 millions d’euros. Enfin, l’aide internationale au développement est rabotée pour l’année de 800 millions d’euros.
Un « signal déstabilisateur pour les investissements pour le climat »
« L’État va ralentir le rythme de la rénovation énergétique, pourtant déjà largement insuffisant, et impacter les ménages les plus pauvres qui auraient le plus à gagner des économies d’énergies », a réagi dans un communiqué le Réseau Action Climat (RAC). L’association déplore que ces annonces constituent un « signal déstabilisateur pour les investissements pour le climat », dans la continuité de nombreux reculs sur la planification écologique actés ces dernières semaines.
Un constat qui rejoint celui du Haut conseil pour le climat, qui appelait l’an dernier à augmenter massivement les investissements pour la transition écologique. Le RAC rappelle quant à lui que des ressources financières supplémentaires sont à portée de main, en taxant les activités les plus polluantes ou en augmentant les impôts des plus riches, comme le propose notamment le rapport Pisani-Ferry & Mahfouz.
Bruno Le Maire a refusé d’envisager toute hausse d’impôt, lui préférant une nouvelle cure d’austérité publique, « la voie du courage », selon le ministre.