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Déchets nucléaires

Bure : expulsion en cours au bois Lejuc

Les opposants au projet de centre d’enfouissement des déchets radioactifs Cigéo, qui réoccupaient le bois Lejuc près de Bure (Meuse) depuis jeudi 18 juillet, 14 h, étaient en train de se faire expulser par les gendarmes et les pompiers ce vendredi 19 juillet à 17 h 50. À cette heure, seule la « structure flottante », installée entre plusieurs arbres par les opposants était encore occupée.

L’expulsion a commencé ce vendredi vers 10 h, selon l’automédia bureburebure.info. À 17 h 10, les quatre plates-formes installées dans les arbres par les opposants avaient été expulsées, et deux d’entre elles avaient été détruites par un bulldozer.

Par ailleurs, un nouvel arrêté a été émis par la préfecture de la Meuse, qui interdit l’acquisition, la cession, la vente ou l’utilisation d’« articles pyrotechniques » du 19 juillet (12 h) jusqu’au 20 juillet (6 h), dans tout le département. L’arrêté indique que cette mesure s’applique « à l’occasion de finale de la coupe d’Afrique des Nations », mais les opposants à Cigéo estiment qu’« il est possible que la gendarmerie s’en [serve] contre [leurs] soutiens et [eux-mêmes] ».

Dans un communiqué publié jeudi 18 juillet en soirée, la préfecture de la Meuse avait fait savoir qu’« une patrouille de l’Escadron de Gendarmerie mobile sectorisé à Bure a été violemment prise à partie par une quinzaine d’individus casqués et cagoulés. Les gendarmes ont subi des tirs de projectiles (billes d’acier et des cocktails molotov) ». Deux personnes avaient été interpellées. Deux arrêtés préfectoraux avaient été publiés, interdisant le port et transport de divers matériels autour de Bure, et interdisant la circulation de piétons et de véhicules autour du bois Lejuc.

Le bois avait déjà été occupé à deux reprises auparavant, en juillet 2016 puis du 15 août 2016 au 22 février 2018, date à laquelle 500 gendarmes avaient expulsé la forêt et détruit les habitations des occupantes.

« Sur place, la répression s’exprime par une présence policière quotidienne, des contrôles judiciaires, des interdictions de territoire, des perquisitions, et des peines de prison ferme et avec sursis, ont rappelé les opposants. Cette réoccupation se veut aussi une réponse à la répression de l’État, affirmant que l’opposition sur le terrain n’a pas été étouffée. »

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