Catastrophes naturelles : Les Sables-d’Olonne privés d’assureur
De Xynthia en 2010 (en photo) à Patricia en 2023, la ville des Sables-d'Olonne compte régulèrement les dégâts infligés par les tempêtes. - Freeminder / CC BY-SA 3.0 / Wikimedia Commons
De Xynthia en 2010 (en photo) à Patricia en 2023, la ville des Sables-d'Olonne compte régulèrement les dégâts infligés par les tempêtes. - Freeminder / CC BY-SA 3.0 / Wikimedia Commons
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L’augmentation du nombre et de l’intensité des catastrophes naturelles prive Les Sables-d’Olonne (Vendée) d’assureur, révèle Ouest France. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, la ville et l’agglomération, qui comptent plus de 50 000 habitants, ne sont plus assurées pour les « dommages aux biens et les risques annexes ». Leur appel d’offres est resté infructueux en raison de l’augmentation des coûts d’indemnisation liés aux catastrophes naturelles.
« Le dérèglement climatique, qui ne va pas aller en s’arrangeant, fait changer le comportement des assureurs, a expliqué à nos confrères Jean-Pierre Chapalain, élu au conseil municipal et communautaire et conseiller indépendant en assurance. Ils doivent augmenter les tarifs ou refuser les risques. Et aux Sables-d’Olonne, nous sommes une station balnéaire exposée aux risques de tempêtes, de submersion marine, et d’inondations. »
300 000 euros de dégâts
La tempête Patricia, qui a eu lieu en août 2023, a généré plus de 300 000 euros de dégâts aux Sables-d’Olonne. Le risque d’assurer à perte étant désormais important, l’assureur historique des Sables-d’Olonne, la SMACL, n’a « pas présenté d’offre pour le contrat à venir », raconte Jean-Pierre Chapalain. Les Sables-d’Olonne ont été contraints de s’auto-assurer.
Ce cas est loin d’être isolé : de Gevrey-Chambertin, gros village viticole de la Côte d’Or, à Argentan, petite ville de l’Orne, en passant par Torreilles, modeste bourg du littoral méditerranéen, les récits de « résiliations brutales », de « hausses vertigineuses » des cotisations ou « d’appels d’offres restés sans réponse » sont légion, racontait Reporterre dans un récent article. L’Association des maires de France (AMF) estimait fin 2023 que « des centaines de communes [risquaient] de ne plus avoir d’assurance au 1ᵉʳ janvier 2024 ».