Chantier de l’A69 : le déboisement serait terminé, selon la préfecture
Expulsion de la zad de la Cal'Arbre à Saïx, dans le Tarn, le 30 août 2024. - © Antoine Berlioz / Hans Lucas / Reporterre
Expulsion de la zad de la Cal'Arbre à Saïx, dans le Tarn, le 30 août 2024. - © Antoine Berlioz / Hans Lucas / Reporterre
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Sur le tracé de l’A69, il reste un « écureuil » accroché à un arbre. Une semaine après l’expulsion violente de la zad par les forces de l’État et plusieurs jours de tension et de siège, l’activiste perché dans un arbre tient toujours. La préfecture a néanmoins déclaré que « les opérations de déboisement s’étaient achevées ». « Un opposant reste, seul, accrobranché dans un seul arbre. Le déboisement de cet arbre n’est pas nécessaire à la poursuite du chantier et pourra être effectué ultérieurement », assure-t-elle.
Dans la matinée du 6 septembre, une ultime opération a été menée par les gendarmes de la Cnamo, la cellule nationale d’appui à la mobilité opérationnelle, pour faire descendre trois militants des arbres. Deux d’entre eux sont tombés durant l’intervention des forces de l’État et ont été légèrement blessés. Un autre avait chuté de 8 mètres et avait dû être hospitalisé, comme le racontait Reporterre.
« Une colère immense »
La bataille n’est cependant pas terminée. Dans un communiqué, les zadistes ont exprimé « leur colère immense » et estiment que « NGE-Atosca [le concessionnaire] se couvre de honte ». Les militants contestent aussi la légalité de la coupe qui ne respecterait pas l’arrêté préfectoral d’autorisation environnementale de mars 2023. Selon eux, NGE-Atosca ne devait pas toucher à la prairie à trèfle écailleux avant le 1er septembre 2025. Les coupes d’arbres devaient également être évitées avant le 1er octobre pour empêcher la destruction d’espèces d’insectes vulnérables. D’après les militants, plusieurs larves de grands capricornes auraient été trouvées dans l’écorce des arbres abattus. L’association Les Amis de la Terre de Midi-Pyrénées aurait déposé plainte.