123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefÉnergie

Charbon : un record mondial de consommation atteint en 2025

Une excavatrice sur une mine de charbon en Allemagne, en 2023.

La consommation mondiale de charbon en 2025 est attendue à un nouveau record de 8,85 milliards de tonnes, soit 0,5 % de plus que son niveau de 2024, selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), publiées le 17 décembre. La demande mondiale de charbon devrait « attein[dre] un plateau » au cours des prochaines années, avant un déclin très progressif jusqu’en 2030. En 2030, la consommation reculerait de 3 % par rapport à 2025, repassant sous son niveau de 2023.

À l’horizon 2030, la stabilisation puis le recul de la production mondiale s’expliqueraient par des stocks de charbon élevés, une demande mondiale en baisse et une concurrence énergétique accrue, portée par la montée en puissance des renouvelables, l’expansion progressive du nucléaire et l’arrivée de nouvelles capacités de gaz naturel liquéfié, alors que deux tiers de l’usage mondial du charbon restent liés à la production d’électricité.

En 2025, « la météo, les prix des carburants et les décisions politiques auraient façonné la consommation mondiale de charbon, entraînant des évolutions de la demande souvent à contre-courant des tendances nationales ou régionales récentes ». La plus forte hausse de la consommation serait observée en Inde, tandis que la croissance la plus rapide aurait lieu en Asie du Sud-Est.

La Chine, premier consommateur mondial de charbon (56 %), se situerait à un niveau proche de celui de 2024 ; l’UE afficherait une baisse limitée à 2 %, après des reculs de plusieurs dizaines de pourcents ces dernières années, en raison d’une production hydroélectrique et éolienne plus faible, tandis que les États-Unis enregistreraient une hausse estimée à 8 %, portée par le soutien politique du gouvernement fédéral.

La consommation de charbon est le principal contributeur aux émissions de CO2 d’origine humaine. L’année 2025 pourrait devenir la deuxième la plus chaude jamais enregistrée, selon l’observatoire européen Copernicus.

legende