Climat : les ponts, routes et voies ferrées ont besoin d’une adaptation « massive et urgente »
En 2024, l’une des arches de ce pont situé à Chamborigaud, dans le Gard, s’est écroulée au passage d’un camion. - Facebook/Sapeurs-pompiers du Gard
En 2024, l’une des arches de ce pont situé à Chamborigaud, dans le Gard, s’est écroulée au passage d’un camion. - Facebook/Sapeurs-pompiers du Gard
Durée de lecture : 1 minute
Routes, ponts, réseaux ferroviaires et fluviaux… Nos infrastructures de transport vont mal, la faute au changement climatique, et à l’inaction politique. Telle est l’alerte lancée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese) le 13 janvier.
L’instance appelle ainsi à « investir de manière massive et urgente dans l’adaptation des infrastructures ». Vagues de chaleur, inondations, retrait-gonflement des argiles, submersion marine… Autant d’événements climatiques amenés à s’intensifier et qui fragilisent nos infrastructures.
Nombre de ponts s’effondrent, et le coût d’entretien des routes explose notamment dans les zones de montagne. Quant aux canicules, elles « touchent directement les voies ferrées, car les rails et les caténaires se dilatent sous l’effet d’une chaleur excessive », rappelait Jean Sivardière en 2020 dans Reporterre. 7 000 km de voies ferrées sont par ailleurs situées dans des zones inondables.
Une vulnérabilité accentuée par « un sous-investissement chronique » selon les auteurs de l’avis du Cese. Reprenant les estimations de l’organisation Carbone 4, ils estiment entre « 1,5 à 2 milliards d’euros par an » le besoin d’investissement « pour anticiper et réparer les dégâts causés par le dérèglement climatique ».