Cobra, mygale... L’Europe, destination phare du trafic de faune sauvage
Un reptile Anolis porcatus. - Flickr / CC BY 2.0 / gailhampshire
Un reptile Anolis porcatus. - Flickr / CC BY 2.0 / gailhampshire
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L’Europe est une destination majeure du trafic international d’espèces protégées. C’est le constat dressé par le rapport « Faune sauvage volée » rédigée par cinq associations de protection de l’environnement. Ce commerce illégal représente un risque élevé pour la biodiversité car les espèces ciblées sont souvent rares et menacées : l’anole verte de Cuba (Anolis porcatus), mygale naine de Bolivie (Cyriocosmus perezmilesi), cobra des forêts (Naja melanoleuca) au Cameroun…
Le nombre d’espèces victimes de ce trafic grandit chaque année, la faute à « la mondialisation et aux plateformes en ligne qui ouvrent aux trafiquants un marché mondial », précise le rapport. « La popularité croissante des invertébrés, tels que les araignées, les scorpions et les fourmis, en tant qu’animaux de compagnie exotiques, se reflète dans le nombre croissant de cas de trafics illicites recensés », notent ses auteurs.
Ce trafic est renforcé par l’absence d’une législation européenne qui interdirait la commercialisation d’espèces sauvages volées sur son territoire.