Déjà 29 000 hectares brûlés au Royaume-Uni en 2025
Les incendies sont facilités par un printemps particulièrement sec (photo d'illustration). - Pexels / CC / Soly Moses
Les incendies sont facilités par un printemps particulièrement sec (photo d'illustration). - Pexels / CC / Soly Moses
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Plus de 29 000 hectares, soit trois fois la superficie de Paris, ont été dévorés par les flammes au Royaume-Uni depuis le 1er janvier, soit déjà plus que sur toute l’année 2024. Ce record est la conséquence du dérèglement du climat, pointe Le Monde. À la place de son printemps d’ordinaire humide, le Royaume-Uni a subi en mars et avril une période de sécheresse inhabituelle. Les températures ont également largement dépassé les normales de saison en atteignant 29,3 °C au sud-ouest de Londres le 1er mai.
« Dans le nord de l’Europe, c’est la sécheresse, et non la chaleur, qui déclenche des feux », précise au Monde Rory Hadden, spécialiste des incendies à l’université d’Édimbourg. À la sortie de l’hiver, la végétation britannique n’a pas encore récupéré sa capacité à retenir l’humidité. Elle est donc particulièrement sensible à un épisode d’aridité.
Ce phénomène risque de s’intensifier dans les années à venir. Une étude publiée en 2022 par le Met Office et le Centre britannique d’écologie et d’hydrologie prévoit l’augmentation de 14 % des feux de forêt d’ici à 2030, de 30 % d’ici à 2050 et de 50 % d’ici à 2100.