En bref — Notre-Dame-des-Landes
Des architectes soutiennent la Zad, « école de la vie, de l’habiter et du bâtir »
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Dans une tribune publiée vendredi 6 avril par Mediapart, des architectes, des ingénieurs et des intellectuels appellent le gouvernement à ne pas évacuer la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes, afin d’y préserver « [l]es formes d’organisation collective et [l]es constructions atypiques qui s’y sont développées et s’y développent encore ».
Aux yeux des signataires, la Zad représente une « expérimentation grandeur nature et à long terme » en réponse aux défis écologiques, démocratiques et sociaux. Égrenant la diversité des constructions sur la zone — « corps de ferme rénovés lors de grands chantiers collectifs, nouveaux hangars agricoles aux charpentes impressionnantes ; cabanes dans les arbres, au milieu d’un lac, au coin d’une friche, ou d’un champ ; habitats légers ou nomades, camions, caravanes, yourtes » —, la tribune en vient à louer les « formes de vies diverses » qui « aspir[e]nt à une meilleure harmonie avec le territoire qu’elles occupent ». Aussi le lieu, érigé en « école de la vie, de l’habiter et du bâtir », a valeur de laboratoire bien au-delà de son ancrage local.
L’enjeu : dissuader le gouvernement d’intervenir le lundi 9 avril et ouvrir véritablement le dialogue avec le mouvement anti-aéroport.
Car « ce qui s’y joue, proclame la tribune, c’est l’invention d’un vernaculaire contemporain fait d’enjeux mondiaux et de matériaux locaux. Ce qui s’y joue, c’est aussi la défense d’un patrimoine vivant issu d’une lutte solidaire qui ouvre nos imaginaires ».
- Source : Mediapart
- Photo : Le phare de la Zad (photo ©Marc Leduc, auteur du livre Retour à Notre-Dame-des-Landes)