Des maisons construites avec des bouteilles en plastiques, pourquoi pas ?

Durée de lecture : 1 minute

16 mai 2016 / par Élisabeth Schneiter (Reporterre)

Avec 14.000 bouteilles en plastique et de la boue, on peut construire une maison avec un séjour, deux chambres, une salle de bains et une cuisine.

Rien qu’aux États-Unis, on jette 47 milliards de bouteilles en plastique par an, et dans le monde assez pour faire quatre fois le tour du monde. Mais ces bouteilles ont un matériau assez durable pour se transformer en matériau de construction ; et elles peuvent servir à construire des maisons pour les sans-abri, en Afrique et même en Amérique latine, réduisant ainsi la quantité des déchets de plastique.

La technique de mur en bouteilles, développée par la société allemande Environmental Solutions Ecotec, organise des formations au Nigeria, où 16 millions de personnes sont sans abri, pour leur apprendre à construire des maisons à partir de bouteilles en plastique.

Le processus est simple. Les bouteilles sont collectées et remplies de sable, puis empilés horizontalement et jointoyées avec de la boue ou un mélange de ciment, créant des murs solides. Les structures sont bien isolées, étonnamment solides (vingt fois plus que la brique), résistantes au feu et coûtent le quart du prix d’une maison conventionnelle.

Un nombre croissant de communautés du monde entier expérimentent la technologie. Dans l’ Ecoparc El Zamorano, au Honduras, une maison Ecotec a été construite avec 8.000 bouteilles, sans ciment, et elle supporte un toit de verdure qui pèse jusqu’à 30 tonnes lorsqu’il est mouillé.

Ce type de construction respectueuse de l’environnement nécessite un effort communautaire, pour récupérer et remplir de sable les bouteilles. Cette technique de construction est maintenant utilisée dans les pays en développement, mais certains pensent qu’il serait logique de l’utiliser partout où il y a des sans-abri.


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Lire aussi : Quand le recyclage des bouteilles en plastique nourrit les chiens errants d’Istanbul

Source : Elisabeth Schneiter, à partir de Take part et Good news network

Photo : Good news network

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