Des militants écologistes sont criminalisés en Amérique Latine, selon Amnesty

Durée de lecture : 2 minutes

26 avril 2018



Dans un nouveau rapport publié ce jeudi 26 avril, Amnesty International alerte sur la situation des militants écologistes au Pérou et au Paraguay. Dans ces pays, « les autorités mettent en œuvre des campagnes de diffamation, des expulsions forcées et des poursuites pénales infondées contre les militants des droits à la terre et à l’environnement qui osent s’exprimer sur des questions liées aux droits humains ».

« Ceux qui se mobilisent avec courage pour défendre leur terre et l’environnement sont fréquemment ciblés en raison de leur travail. Ces attaques ont un impact dévastateur sur leur bien-être physique, mental et émotionnel, ainsi que sur celui de leurs familles et de leurs communautés », a déclaré dans un communiqué Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques à Amnesty International.

Ce rapport met en avant des cas emblématiques, comme celui de Raúl Marín, avocat des droits humains paraguayen, fréquemment harcelé et stigmatisé en raison de son travail. La police a arrêté Raúl Marín le 13 janvier 2016, alors qu’il apportait une assistance juridique à des personnes expulsées de force de la communauté urbaine de San Lorenzo. Il a été maintenu en détention arbitraire pendant un mois et, depuis plus de deux ans, est assigné à résidence pour « entrave à la justice ».

Au Pérou, la police a appréhendé, le 26 avril 2013, 16 dirigeants communautaires qui militaient pour protéger leurs terres et leurs ressources en eau face au projet minier de Conga, dans la région de Cajamarca, dans le nord du pays. Le bureau du procureur les a inculpés d’enlèvement et de contrainte, et a requis à leur encontre des peines d’emprisonnement de plus de 30 ans.

Amnesty International a constaté que les procureurs ont fondé leur accusation sur un témoignage contradictoire et de seconde main, sans fournir aucune preuve des infractions présumées lors des audiences publiques auxquelles elle a assisté. Le 28 mars 2017, un tribunal a classé l’affaire, invoquant l’insuffisance des éléments de preuve.

- Source  : Amnesty International.

- Lien vers le rapport en anglais : Un recipe for criminalization





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