Des requins testés positifs à la cocaïne au large du Brésil
Photo d'illustration. Des requins Rhizoprionodon lalandii ont été testés positifs à la cocaïne. - Wikimedia / CC0 1.0 / Zepto
Photo d'illustration. Des requins Rhizoprionodon lalandii ont été testés positifs à la cocaïne. - Wikimedia / CC0 1.0 / Zepto
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Un contrôle de stupéfiants inattendu. Parue le 23 juillet dans la revue Science of the total environment, une étude déplore l’intoxication à la cocaïne de requins aiguilles vivant au large des côtes brésiliennes. Treize spécimens, capturés dans des filets de pêcheurs aux abords de Rio de Janeiro, ont été disséqués par les chercheurs de la fondation Oswaldo Cruz. Verdict ? Tous ont été déclarés positifs à la poudre blanche.
Baptisée « Cocaine Shark », l’analyse précise que les individus enregistraient une concentration à la substance tirée de la feuille de coca jusqu’à 100 fois plus élevée que les autres animaux aquatiques. La faiblesse numérique des requins inspectés empêche toutefois d’estimer le nombre d’individus véritablement concernés par ce phénomène. Une chose est sûre : les experts s’accordent à dénoncer les « effets toxicologiques graves » que constitue une telle exposition.
Quant à son origine, deux pistes se dessinent. Si le pays d’Amérique du Sud produit peu de cocaïne, de puissants gangs en exportent massivement vers l’Europe via des conteneurs. Le déversement de plusieurs tonnes de cette drogue dans l’océan, par des contrebandiers poursuivis par les forces de l’ordre, pourrait alors expliquer l’intoxication des requins. Par ailleurs, de nombreux conduits clandestins d’évacuation des eaux usées parsèment la région. Des traces de cocaïne ont ainsi pu finir leur chemin dans les tissus musculaires de ces prédateurs.
Les requins aiguilles font partie des espèces déclarées « quasi menacées » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).