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En brefTransports

En 2023, plus de 11 % des TER étaient en retard

La ligne Bayonne-Tarbes, ici au niveau d'Urt, montre un taux de retard et d’annulation cumulé de 23,4 %.

Rames de train bondées, capacité insuffisante en heures de pointe, retards et annulations récurrentes. L’UFC-Que Choisir dresse un bilan assez noir du Transport express régional (TER).

En 2023, 9,6 % des TER ont été déprogrammés ou annulés. Parmi ceux qui ont roulé, 11,2 % sont arrivés à destination avec au moins 5 minutes de retard selon les chiffres de l’Autorité de régulation des transports.

Un usager utilisant quotidiennement le TER subit en moyenne deux annulations ou retards par semaine. Cette moyenne masque d’importantes disparités régionales. Le taux de ponctualité en Bretagne est de 93,2 % contre 84,7 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2023.

Ce travail d’analyse réalisé par l’UFC-Que Choisir est rendu complexe par des données difficiles d’accès. Par exemple, la SNCF publie le taux de retard et d’annulation mensuellement par région, sans rendre public le nombre de déprogrammations des trains.

De plus, ces indicateurs ne sont disponibles publiquement qu’à l’échelle de la région et non de la ligne, ce qui cache de grandes disparités. Par exemple, en région Nouvelle-Aquitaine, la ligne Limoges-Brive montre un taux de retard et d’annulation cumulé de 3,3 %, quand il s’élève à 23,4 % pour la ligne Bayonne-Tarbes.

Pour faire du TER « un des pivots d’une mobilité durable », l’UFC-Que Choisir appelle les pouvoirs publics à imposer une transparence totale sur les données de fiabilité des TER, à harmoniser et renforcer les bonus/malus relatifs à la qualité de service définis par les contrats régionaux. Enfin, elle propose d’imposer le principe d’une indemnisation systématique des usagers en cas de retards récurrents.

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