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En bref — Climat

En Antarctique et en Arctique, des chaleurs dépassant toutes les prévisions

Antarctique.

Avec la fin de l’été austral, l’Antarctique connaît habituellement une chute rapide des températures, pour s’établir aux alentours de -48 °C. Depuis quelques jours, le continent enregistre pourtant des températures record, avec un pic à 40 °C au-dessus des normales de saison les 18 et 19 mars.

« À la base Concordia [la station de recherche franco-italienne située sur le continent glacé], la température maximale définitive [le] 18 mars [était] de -11,5 °C, record absolu tous mois confondus battant les -13,7 °C du 17 décembre 2016, a indiqué sur Twitter Étienne Kapikian, prévisionniste chez Météo-France. Et le record mensuel a été pulvérisé de plus de 16 °C. » Le précédent record avait été enregistré en 2013, à -27,9 °C. 

Au même moment, de l’autre côté du globe, le mercure a aussi dramatiquement grimpé, pour atteindre 30 °C au-dessus des normales saisonnières en Arctique. Des records ont aussi été enregistrés en Norvège ou au Groenland, rapporte The Guardian. « Ces températures dépassent toutes les prévisions des météorologues », a précisé le climatologue Michael Mann au quotidien anglais.

« Les modèles ont réussi à bien prédire le réchauffement global, mais les événements extrêmes dépassent largement nos projections. Il est urgent d’agir », a-t-il alerté. Les scientifiques craignent des événements en cascade. En fondant, la glace arctique laisse place à une mer sombre, qui absorbe davantage la chaleur. Conséquence : le réchauffement pourrait s’accélérer. Côté Antarctique, la fonte des glaces — qui reposent sur le continent — pourrait amplifier la hausse du niveau marin.

Ces nouvelles inquiétantes surviennent quelques jours après la publication d’une étude dans Nature, qui alertait sur la fonte des tourbières à pergélisol dans le nord de la Suède, la Finlande, la Norvège et la Sibérie. Celle-ci pourrait atteindre un « point de bascule » et libérer des milliards de tonnes de carbone.

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