En Méditerranée, des espèces que l’on croyait disparues ont été identifiées
Les chercheurs sont parvenus à ces résultats en recourant à l’ADN environnemental. - Flickr / CC BY-NC-ND 2.0 / jome jome
Les chercheurs sont parvenus à ces résultats en recourant à l’ADN environnemental. - Flickr / CC BY-NC-ND 2.0 / jome jome
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La Méditerranée se porte un peu mieux que ce que l’on croyait, à en croire les résultats de l’étude BioDivMed publiée au mois de mai. Menée, entre autres, par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse de l’Université de Montpellier, cette cartographie de la grande bleue montre que plusieurs espèces que l’on croyait disparues sont encore bien présentes dans ces eaux. C’est notamment le cas du requin ange (Squatina squatina), un poisson inoffensif pour l’humain et classé en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Les chercheurs sont parvenus à ces résultats en recourant à l’ADN environnemental (ADNe), qui permet de repérer la présence d’une espèce grâce aux fluides et aux cellules qu’elle laisse sur son passage, et qui peuvent persister dans l’environnement pendant plusieurs heures. Quelque 700 échantillons ont été prélevés sur plus de 2 000 kilomètres de côtes, aussi bien continentales que corses. 267 espèces de poissons ont pu être identifiées grâce à cette technique. Cette dernière ne peut cependant pas renseigner les scientifiques sur l’abondance d’une espèce donnée.
« Tropicalisation » de la Méditerranée
L’étude a par ailleurs permis de mettre à jour la présence d’espèces exotiques envahissantes, telles que le crabe de vase (Rhithropanopeus harrisi), originaire des côtes américaines. Il s’agit là d’un nouveau marqueur de la « tropicalisation » de la Méditerranée, selon le chercheur montpelliérain David Mouillot, interrogé par Actu environnement.
D’autres prélèvements sont d’ores-et-déjà prévus pour la période allant de 2025 à 2028. Ils devraient permettre de mieux comprendre l’état de la faune marine dans la région, les techniques de suivi traditionnelles comme la pêche, les recensements visuels en plongée, les caméras sous-marines et l’acoustique ne permettant vraisemblablement pas de voir toutes les espèces présentes dans l’eau.