En montagne, le chaos climatique s’accélère plus vite qu’ailleurs
Manque de neige à la station de Grandvalira (Andorre), le 2 février 2024, ici grandement enneigée par les canons à neige. - © Laury-Anne Cholez / Reporterre
Manque de neige à la station de Grandvalira (Andorre), le 2 février 2024, ici grandement enneigée par les canons à neige. - © Laury-Anne Cholez / Reporterre
Durée de lecture : 1 minute
À la montagne, le chaos climatique est plus rapide qu’ailleurs, selon une étude publiée le 25 novembre dans la revue Nature Reviews Earth & Environment. Entre 1980 et 2020, les régions montagneuses se sont réchauffées plus vite que les plaines environnantes (en moyenne de 0,21 °C par siècle).
Avec des températures plus élevées, le passage de la neige à la pluie augmente le risque de crues dévastatrices comme au Pakistan cet été qui a connu des moussons meurtrières.
« Plus on monte en altitude, plus le rythme du changement climatique peut s’intensifier », alerte Nick Pepin de l’Institut de la Terre et de l’environnement de l’université de Portsmouth, en Angleterre.
Les conséquences vont bien au-delà des communautés montagnardes. Plus de 1 milliard de personnes dans le monde dépendent de la neige et des glaciers de montagne pour leur approvisionnement en eau, notamment la Chine et l’Inde, les deux pays les plus peuplés du monde, qui reçoivent l’eau de l’Himalaya.
De plus, cette hausse des températures entraîne une migration des espèces animales et végétales vers les sommets, sans qu’ils n’y trouvent parfois de place. « Sans autre endroit où aller, des espèces risquent de disparaître et les écosystèmes d’être profondément bouleversés », poursuit Nick Pepin.
La montagne est à l’avant-garde de la crise climatique. C’est pourquoi Reporterre a décidé d’y consacrer un hors-série en BD, publié avec La Revue dessinée. Il est en vente dans toutes les librairies ou sur le site internet de La Revue.