Énergie : des émissions mondiales de CO2 record en 2023
Les émissions mondiales de CO₂ liées à l’énergie ont atteint un niveau record de 37,4 milliards de tonnes. - Creative Commons CC0
Les émissions mondiales de CO₂ liées à l’énergie ont atteint un niveau record de 37,4 milliards de tonnes. - Creative Commons CC0
Durée de lecture : 2 minutes
Elles continuent de grimper. Les émissions mondiales de CO₂ liées à l’énergie ont augmenté de 410 millions de tonnes en 2023, pour atteindre un niveau record de 37,4 milliards de tonnes, a révélé l’Agence internationale de l’énergie (AIE) le 1ᵉʳ mars.
Les émissions ont augmenté moins fortement que l’année précédente – 490 millions de tonnes en 2022 – mais la croissance de la demande totale d’énergie s’est accélérée. « Un déficit exceptionnel d’hydroélectricité dû à des sécheresses extrêmes – en Chine, aux États-Unis et dans plusieurs autres économies – a entraîné une augmentation de plus de 40 % des émissions en 2023, les pays se tournant largement vers des alternatives aux combustibles fossiles pour combler le déficit », indique l’AIE dans un communiqué.
Si la production hydroélectrique n’avait pas été aussi faible, les émissions mondiales de CO₂ liées à la production d’électricité auraient diminué, affirme l’agence – ce qui aurait « considérablement » réduit l’augmentation des émissions liées à l’énergie.
Baisse record des émissions pour les pays riches
L’AIE met en avant le développement de technologies telles que l’énergie solaire, éolienne, et les véhicules électriques, sans qui « l’augmentation mondiale des émissions de CO₂ au cours des cinq dernières années aurait été trois fois plus importante ».
Les émissions de la Chine ont augmenté d’environ 565 millions de tonnes en 2023, tandis que les pays aux « économies avancées » ont connu une baisse record, alors même que leur PIB augmentait. « Leurs émissions sont tombées à leur plus bas niveau depuis cinquante ans, tandis que la demande de charbon est retombée à des niveaux jamais vus depuis le début des années 1 900 », s’est réjoui l’AIE.
La raison : une combinaison entre un fort déploiement des énergies renouvelables, le passage du charbon au gaz, des améliorations d’efficacité énergétique et un ralentissement de la production industrielle.
Toutefois, les chiffres de 2023 ne sont pas satisfaisants. Les émissions de gaz à effet de serre, tous secteurs confondus, doivent réduire drastiquement pour espérer tenir la limite de 1,5° C fixée par l’Accord de Paris en 2015.