Énergie : un tiers des Français a du mal à payer ses factures
À l’approche de la trève hivernale, plus d’un tiers des Français sont en situation de précarité énergétique. - © P-O. C. / Reporterre
À l’approche de la trève hivernale, plus d’un tiers des Français sont en situation de précarité énergétique. - © P-O. C. / Reporterre
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À l’approche de la trève hivernale, plus d’un tiers des Français sont en situation de précarité énergétique, selon le 19e baromètre énergie-info 2025. Plus précisément, 36 % déclarent « rencontrer des difficultés pour payer leurs factures de gaz ou d’électricité », contre 28 % en 2024 et 18 % des foyers en 2020. C’est le plus haut niveau de précarité énergétique jamais enregistré, encore plus haut que lors de la crise énergétique liée à l’Ukraine en 2023.
Cette hausse de la précarité énergétique s’explique d’abord par un effet prix : « Même si les tarifs réglementés de l’électricité ont un peu baissé depuis 2024, on est toujours sur des prix 20 % plus hauts qu’en 2021. On n’a pas rattrapé le niveau des prix d’avant la crise énergétique », explique à Reporterre Caroline Keller, cheffe du service information et communication du médiateur national de l’énergie.
Le deuxième facteur, c’est que le chèque énergie, qui représente un bon de 150 euros en moyenne pour les personnes les plus précaires, n’a pas été versé en avril, mais sera versé en novembre. « En général, les personnes payent les factures de sortie d’hiver avec ce chèque, mais là, ils n’ont pas pu le faire, ce qui a entraîné des difficultés de paiement », précise Caroline Keller.
Ce baromètre montre également que la sobriété énergétique est davantage subie que choisie. En effet, si 85 % des ménages déclarent adapter leurs comportements pour réduire leur consommation d’énergie, leur motivation reste essentiellement financière. Seuls 34 % déclarent le faire pour une raison environnementale.
Parallèlement, l’attrait pour les offres d’électricité vertes [1] ou de gaz vert reste élevé (respectivement 60 % et 58 %), mais seuls 20 % des ménages sont prêts à souscrire à ces offres si elles sont plus chères. « Le prix reste un vrai frein », constate Caroline Keller.