Fin des voitures thermiques en 2035 : l’UE envisage un allègement
Une exception pourrait être accordée aux hybrides rechargeables. - Pexels/CC/Stan
Une exception pourrait être accordée aux hybrides rechargeables. - Pexels/CC/Stan
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La Commission européenne doit présenter le 16 décembre ses conclusions sur l’interdiction de la vente de voitures neuves essence et diesel à partir de 2035, décidée en 2023 dans le cadre du Green Deal. Ce rendez-vous est scruté de près par les États membres et les industriels.
Si la fin des ventes de véhicules thermiques et hybrides classiques reste acquise, une exception pourrait être accordée aux hybrides rechargeables, sous la pression de Berlin et de constructeurs comme Volkswagen et Mercedes. Ces modèles, aujourd’hui marginaux, pourraient voir leurs ventes progresser, malgré les critiques des ONG environnementales, qui rappellent que leurs émissions de CO₂ sont supérieures aux véhicules 100 % électriques.
En France, l’exécutif se dit prêt à accepter certains aménagements au calendrier initial, à condition que l’Union européenne impose aux constructeurs un fort ancrage industriel en Europe. Paris plaide ainsi pour que l’essentiel de la valeur des véhicules — batteries et composants compris — soit produit sur le continent, afin de consolider les gigafactories, soutenir les équipementiers et préserver l’emploi dans la filière automobile. À l’inverse, l’Espagne défend le maintien strict de l’objectif 2035. « Réduire l’ambition de la loi enverrait un mauvais signal aux investisseurs de l’électromobilité », prévient Bastien Gebel, de l’ONG Transport & Environment.
Pour Neil Makaroff, directeur de Strategic Perspectives, « prétendre que les emplois et les innovations de demain se trouvent encore dans les moteurs diesel ou essence [...] revient à condamner l’industrie automobile française et européenne au déclin », appelant à concentrer les efforts sur une voiture électrique populaire et produite en Europe.