Glyphosate : pour la première fois, un jeune indemnisé après une exposition prénatale
C'est la première fois qu'un lien entre l’herbicide et une malformation prénatale est reconnu. - Wikimedia Commons/CC0/Ermell/Reinhold Möller
C'est la première fois qu'un lien entre l’herbicide et une malformation prénatale est reconnu. - Wikimedia Commons/CC0/Ermell/Reinhold Möller
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À quelques jours d’une possible réautorisation du glyphosate par l’Union européenne, la famille Grataloup a décidé de parler. « Voir aujourd’hui des politiques, des journalistes et des leaders d’opinion plaider le renouvellement du glyphosate en affirmant que “la science a parlé”, que “ce produit ne pose aucun problème”, etc., cela nous est insupportable », a confié Sabine Grataloup le 9 octobre au journal Le Monde.
Elle révèle que, le 10 mars 2022, le comité d’experts scientifiques du Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a reconnu « la possibilité d’un lien de causalité » entre les graves malformations du larynx, de l’œsophage et du système respiratoire de Théo, son fils, désormais âgé de 16 ans, et l’exposition aux pesticides durant la période prénatale. Sabine avait en effet utilisé du glyphosate alors qu’elle était enceinte d’un mois et qu’elle l’ignorait. La famille s’est vu attribuer une indemnisation à hauteur d’environ 1 000 euros par mois.
Théo a subi cinquante-quatre interventions sous anesthésie générale depuis sa naissance. Il est aujourd’hui lycéen et adresse un message au président de la République via une vidéo du site Vakita : « Combien faudra-t-il de victimes encore pour que vous interdisiez cet herbicide ? »