Grand hamster : les agriculteurs qui le protègent seront indemnisés
Environ 250 agriculteurs réunis au sein de l’Afsal (Agriculteurs et faune sauvage Alsace) se mobilisent chaque année pour rendre leurs cultures favorables au grand hamster. - Flickr / CC BY-NC-SA 2.0 / Tamás Cserkész
Environ 250 agriculteurs réunis au sein de l’Afsal (Agriculteurs et faune sauvage Alsace) se mobilisent chaque année pour rendre leurs cultures favorables au grand hamster. - Flickr / CC BY-NC-SA 2.0 / Tamás Cserkész
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Les agriculteurs alsaciens qui protègent le grand hamster vont percevoir une aide financière qu’ils attendaient depuis longtemps. Un décret et un arrêté publiés le 26 juin au Journal officiel instaurent un nouveau dispositif d’aide pour la préservation de ce rongeur emblématique de la région et unique espèce de hamster sauvage en France. L’Alsace est la seule région où le hamster commun (Cricetus cricetus), dit aussi grand hamster, est encore présent.
« Sa population autrefois abondante a peu à peu disparu du territoire. Après des décennies de déclin, les populations de l’espèce semblent aujourd’hui être stabilisées. Son aire de répartition est aujourd’hui circonscrite à une vingtaine de communes et ses effectifs sont probablement compris entre 1 500 et 2 000 individus au printemps », écrit l’Office français de la biodiversité (OFB) sur son site.
Le grand hamster reste en danger, classé « en danger critique » d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) depuis 2020.
Diversification des cultures et fauche alternée
Environ 250 agriculteurs réunis au sein de l’Afsal (Agriculteurs et faune sauvage Alsace) se mobilisent chaque année pour rendre leurs cultures favorables au grand hamster. C’est un total d’environ 4 000 hectares de cultures qui sont concernées. Sur ces dernières, les agriculteurs mettent en place une diversification des cultures, la fauche alternée, la prolongation de la période de couverture des sols, etc.
Grâce à ces actions, l’espèce a pu être préservée au cours de ces dernières années. Le nouveau dispositif prévoit de compenser les coûts supplémentaires et les pertes de revenus pour ces agriculteurs.