Greenpeace dénonce une nouvelle livraison d’uranium russe à la France
Une trentaine de conteneurs d’uranium naturel ont été déchargés le 3 mars à Dunkerque selon Greenpeace (photographie issue d'une précédente livraison en 2023, au même endroit avec le même bâteau). - © Denis Meyer / Greenpeace
Une trentaine de conteneurs d’uranium naturel ont été déchargés le 3 mars à Dunkerque selon Greenpeace (photographie issue d'une précédente livraison en 2023, au même endroit avec le même bâteau). - © Denis Meyer / Greenpeace
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Comme un pavé radioactif dans la mare. Greenpeace France a repéré lundi 3 mars au matin, dans le port de Dunkerque, un nouveau déchargement d’uranium naturel d’un cargo en provenance de Saint-Pétersbourg. La France continue donc d’importer de l’uranium enrichi russe.
« Par ce commerce, la France alimente la guerre en Ukraine, en totale contradiction avec les positions officielles du gouvernement français sur son soutien au peuple ukrainien », a dénoncé Greenpeace dans un communiqué. Et ce alors que la guerre entre dans une étape décisive, après la suspension de l’aide étasunienne à l’Ukraine.
« Il est indécent que ce commerce d’uranium continue »
Cette dépendance française à l’uranium russe est dénoncée depuis le début du conflit, en 2022. D’après les chiffres compilés par l’ONG écologiste, un quart de l’uranium enrichi importé par la France en 2024 provenait de Russie.
« Alors que l’Ukraine a plus que jamais besoin de soutien, il est indécent que ce commerce d’uranium continue entre l’industrie française et l’entreprise criminelle Rosatom, a réagi Pauline Boyer, chargée de campagne à Greenpeace. Le gouvernement français doit mettre en accord ses paroles et ses actes et entériner la rupture de tous les contrats la liant à Rosatom, en solidarité avec le peuple ukrainien. »