123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefClimat

L’ouragan Béryl, précoce et intense en raison de la crise climatique

L'ouragan Béryl est intense, avec des pics à 270 km/h.

Les États des Caraïbes subissent actuellement le passage de l’ouragan Béryl, l’un des cyclones tropicaux les plus intenses de l’histoire de la météorologie avec des pics à 270 km/h. Traversant depuis le 2 juillet les Antilles puis la mer des Caraïbes en direction du Mexique, la tempête a atteint la Martinique, Grenade, Saint-Vincent-et-les-Grenadines ou encore la Jamaïque. Sept morts ont déjà été recensés parmi les îles touchées. « Je ne souhaiterais pas ça à mon pire ennemi », a confié un habitant de l’Union, une île des Grenadines, relate Franceinfo. Comme lui, des centaines d’habitants ont quitté l’île, dont 90 % des bâtiments ont été détruits.

Résultats des fortes pluies accompagnant les vents, les dégâts et les pertes matériels sont considérables comme en témoignent de nombreuses images issues de médias ou circulant sur les réseaux sociaux. Les bulletins fournis par le National Hurricane Center, l’Observatoire étasunien des ouragans, prévoient une baisse d’intensité le 4 juillet au soir, lorsque Béryl atteindra les côtes du Yucatán, au Mexique.

« C’est le premier cyclone de catégorie 4 en juin dans l’Atlantique en 174 ans d’archives », a expliqué le climatologue Serge Zaka sur le réseau social X. Avec des vents dépassant les 251 km/h, l’ouragan a atteint la catégorie 5 — le seuil maximal sur l’échelle de Saffir-Simpson.

La précocité et l’intensité du cyclone sont le résultat d’un cocktail issu de deux facteurs. D’abord, le niveau des températures marines est exceptionnellement élevé autour dans cette zone de la planète, conséquence du réchauffement climatique d’origine humaine. Aussi, le passage à La Niña — phénomène climatique d’oscillation thermique à l’échelle planétaire qui suit El Niño — favorise la formation de cyclones.

legende